Rencontres

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Les 25èmes Rencontres de la FFDS - 17-18-19 mai 2024

 

Lieu : Le Domaine de Petite, Route de Saint-Chamas, 13450 Grans

Journées

INTERVENANT

THEME

Vendredi 17 mai 

matin

Frank Renouard

 Le sophrologue face à une personne suicidaire

Vendredi 17 mai

après-midi

Karine Mofredj

 Sophrologie et HPI

Samedi 18 mai

matin

Chrystel Gautier

 Comment la sophrologie peut-elle accompagner sur le chemin de la résilience?

Samedi 18 mai

après-midi

Ulysse Madier

Le trauma

Dimanche 19 mai

matin

Carole Monge

Sophrologie et entreprise

Dimanche 19 mai après-midi

 

Nathalie Pontida

 Sophrologie et parentalité

+ préparation à la naissance

 

Fiche d’inscription

 

Nom:_______________________________Prénom : __________________________________

 

Port:_______________________________e-mail:_____________________________________

 

Pas de réduction possible si vous n'assistez pas à la totalité du stage

 

Modalités de règlement

Membres de la FFDS : 117 euros les 3 journées

(si vous recevez cette revue c'est que vous êtes déjà membre)

 

Non membres de la FFDS : 145 euros

 

  1. Joindre un chèque de 50 euros d’arrhes à l’inscription à l'ordre de la FFDS. Il sera encaissé au plus tôt en avril
  2. Régler le solde lors des Rencontres.

Ou bien 

Si vous souhaitez régler via HelloAsso :

https://www.helloasso.com/associations/federation-francaise-de-sophrologie/adhesions/adhesions-federation-francaise-de-sophrologie-2024-du-01-01-2024-au-31-12-2024 . Choisissez Adhésion Membre titulaire en cours d'année et indiquez 50 euros (Si vous le souhaitez, vous pouvez régler la totalité du stage).

 

 

Hébergement/repas : Vous recevrez ultérieurement une fiche de réservation si vous souhaitez être hébergé ou prendre certains repas sur le lieu des Rencontres (Le Domaine de Petite, Grans).

 

Lieu : Le Domaine de Petite, Route de Saint-Chamas, 13450

Vendredi 14 avril  (matin), Elisabeth Boyer : sophrologie et allaitement

Vendredi 14 avril  (après-midi), Elisabeth Boyer : Apport de la sophrologie dans éducation thérapeute du patient (maladies chroniques)

Samedi 15 avril (journée entière), Ulysse Madier : Les conduites à risque chez les jeunes

Dimanche 16 avril (journée entière), Barbara Catuogno : Cours collectifs enfants niveau 2 

 

Fiche d’inscription

 

Nom:                                                             Prénom : 

 

Adresse :

 

Portable:

 

e-mail :

 

Modalités de règlement

120 euros les 3 journées pour les membres de la FFDS,

130 euros pour les personnes non membres de la FFDS

  1. Joindre un chèque de 50 euros d’arrhes à l’inscription à l'ordre de la FFDS. Il sera encaissé au plus tôt en mars 2023.
  2. Régler 70 (pour les membres) ou 80 euros (pour les non membres) lors des Rencontres.

Hébergement/repas : Vous recevrez ultérieurement une fiche de réservation si vous souhaitez être hébergé ou prendre les repas.

Le 8 avril, nous recevrons Jeannot Margier

Il nous présentera sa méthode 'le yoga sur chaise'.

Pratique du yoga sur chaise aux prochaines rencontres 2022

Il permet d’acquérir des outils pour transmettre la méthode :

- soit dans des maisons de retraite,

- soit dans des communes en lien avec des associations dont le but est de venir en aide aux personnes en situation de handicap ou ayant un grand âge.

Nous aborderons également des séances douces pour personnes pouvant s’installer sur un tapis.

Le contenu : Genèse d’une pratique et bilan de 12 années d’expérience.

Nous développerons la pratique, les axes de la pratique, le public auquel il s'adresse… Les différences dans les pathologies peuvent-elles permettre une pratique commune ?

Il faut que le corps soit à l’aise pour que l’âme s’y plaise, même avec des situations délicates et des pathologies importantes. Le lien-corps esprit est une donnée de base dans la pratique du yoga. L’adaptation est une notion clef qui permet à tout à chacun de pratiquer.

Cette pratique s’intitule « Changer le regard sur la vieillesse et le handicap ». Si la pratique du yoga sur chaise ou fauteuil s’est développée fortement, c’est qu’elle est dans l’air du temps: la durée de vie augmente avec une prise de conscience plus fine sur « se faire du bien. »

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Le 9 avril, Ulysse Madier reviendra au Domaine

Il nous parlera de psychopathologie.

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Le dimanche matin 10 avril,

Nathalie Richard nous initiera à la pleine conscience

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Le dimanche après-midi 10 avril,

Robert Douillet :

- nous parlera de sophrologie en prison (1H30)

- et de sophrologie avec les huiles essentielles (1h30)

 

Lieu : Le Domaine de Petite, Route de Saint-Chamas, 13450 Grans.

Hébergement/repas : Vous recevrez ultérieurement une fiche de réservation si vous souhaitez être hébergé ou prendre les repas.

Après votre inscription, vous recevrez une fiche de réservation si vous souhaitez un hébergement ou des repas.

Bulletin d’inscription des 23èmes Rencontres de la FFDS (à recopier) 8-9-10 avril 2022

Lieu : le Domaine de Petite à Grans (13450)

 

Nom:____________________Prénom : _______________________________

 

Adresse:_________________________________________________________


________________________________________________________________

 

Portable:_______________________________

 

e-mail:_____________________________________

 

Modalités de règlement :

115 euros les 3 journées pour les membres de la FFDS, (si vous recevez cette revue c'est que vous êtes déjà membre)

125 euros pour les personnes qui ne sont pas membres

  1. Joindre un chèque de 50 euros d’arrhes à l’inscription à l'ordre de la FFDS. Il sera encaissé au plus tôt en mars 2022.
  2. Régler 65 (pour les membres) ou 75 euros (pour les non membres) lors des Rencontres.
  3. Vous pouvez régler en ligne en utilisant ce QR code.
  4. CmQlR5SmDe8AAAAASUVORK5CYII= Rencontreshttps://www.helloasso.com/associations/federation-francaise-de-sophrologie/evenements/23emes-rencontres-8-9-10-avril-2022

Les 22èmes Rencontres de la FFDS : 18-19-20 juin 2021

Lieu : Le Domaine de Petite, Route de Saint-Chamas, 13450 Grans.

PROGRAMME

Vendredi  toute la journée : 18 juin 2021 : Sophrologie et addictions avec Ulysse Madier

9h00-12h30 et 14h15-18h00

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Samedi matin : 19 juin 2021 : Chi kong et sophrologie avec Fatima Ghozelane

9h00-12h15 et 13h45-17h30

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Samedi après-midi : 19 juin 2021 : Sophrologie et sport avec Pierre Grelard

9h00-12h15 et 13h45-17h00

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Dimanche toute la journée: 20 juin 2021 : Animer des séances de sophrologie avec des groupes d'enfants avec Barbara Catuogno

 

Animer des séances de sophrologie avec des groupes d'enfants avec Barbara Catuogno, sophrologue (dimanche toute la journée)

  1. Présentation de la sophro des minots
  2. Comment organiser des séances collectives annuelles
  3. Les thèmes, les émotions par périodes
  4. Déroulement d’une séance type
  5. Présentation du thème
  6. Relaxation dynamique
  7. Visualisation
  8. Temps de créativité, ce temps va permettre à l’enfant de conscientiser les outils sophro
  9. Les outils de la sophro des minots
  10. Le dé des émotions
  11. Les balles des émotions
  12. Le doudou magique
  13. Alors, ta journée ?

Préparez-vous à réveiller votre âme d’enfant.

Première demi-journée

  1. Présentation de la « sophro des minots »

Echanges entre les participants et la formatrice sur leurs expériences en tant que sophrologue et leur travail avec ce public.

La création de la sophro des minots, ma formation, mon parcours, …

Cette partie se fera oralement sous forme d’échanges avec les stagiaires.

  1. Les différents cours collectifs
  • Les cours collectifs en période scolaire : mes lieux d’intervention, mon organisation de travail, le nombre de séances, les thématiques abordées
  • Les stages : fonctionnement, tarifs, nombre, communication…

Utilisation de power point afin d’illustrer mes propos.

Présentation d’outils pour organiser ses séances : choix des thématiques, fichiers...

Présentation de flyers, de tableaux de bord, d’outils que j’ai créé pour me faciliter l’organisation des cours collectifs

  1. Comment j’articule et organise mes séances : Le travail sur les émotions

Cette partie permettra d’aborder comment travailler sur les émotions avec les enfants tout au long de l’année ou du stage grâce à des outils adaptés à leur âge afin d’accompagner les enfants dans la conscientisation des émotions.

  • Mise en situation: Les stagiaires vont devoir tester des outils que j’ai créé pour se rendre compte de la nécessité d’adapter ses connaissances pour que ce soit accessible à des enfants.
  • Ils vont mettre en pratique le jeu des mimes que j’ai inventé pour le public enfant.
  • Ils vont aussi manipuler le dé des émotions; que j’ai créé.

La mise en situation va leur permettre de se rendre compte de l’importance des termes et techniques à adapter pour ce public.

Les stagiaires vont ainsi se rendre compte qu’un seul outil peut être utilisé pour plusieurs émotions si on l’adapte.

  • Tour de table sur ces 2 exercices afin d’échanger et d’évaluer ces 2 outils.

Deuxième demi-journée

  1. Les émotions plus approfondies

Mélange de théorie et de pratique avec des exercices et des outils que j’ai créés pour pouvoir apporter à chaque enfant des mécanismes et des réflexes.

Dans cette partie sera abordé les émotions principales : la peur, la colère, la tristesse en partant par la base qui est la respiration.

  • A l’aide d’un support visuel (power point) je définirai les différentes émotions et leurs impacts sur les enfants en utilisant un mélange de textes, photos et vidéos pour alterner les supports.
  • Je vais ensuite leur faire une séance de respiration via une lecture du corps avec un langage adapté aux plus jeunes.
  • Ils vont ensuite manipuler les balles des émotionspour tester un outil en lien avec la thématique de l’évacuation des émotions.
  1. Activation et visualisation

Repartir des bases de la respiration et comment l’adapter aux capacités des enfants. Enfin, les stagiaires vont se rendre compte de l’importance d’utiliser l’imaginaire des enfants pour leur permettre de rentrer en visualisation.

- activation : boîte de relaxation dynamique. Les stagiaires vont tester différentes relaxations dynamiques que j’ai adapté à ce public.

- Mise en pratique : Ils vont également choisir par binôme une relaxation dynamique de leur choix et l’adapter pour les enfants. Ils vont la faire tester au groupe.

  1. Evaluation de la formation
  • Un tour de table est fait pour échanger sur les apports de la formation.
  • Un questionnaire sera aussi remis aux stagiaires afin qu’ils évaluent, par item, le déroulé et les contenus de cette formation.

Tout au long de cette journée de formation, les stagiaires vont pratiquer des exercices que j’ai inventé et adapté au public enfant. Ils pourront manipuler, tester des outils que j’ai moi-même créé et mis en vente pour travailler au mieux pendant les cours de sophrologie des enfants.

 

Sophrologie et addictions, une écoute du vivant en soi

avec Ulysse Madier, psychologue et sophrologue

            En tout temps et en tout lieu l'Homme, semble avoir fait usage de substances modifiant la conscience. Dans les premières sociétés humaines, ces pratiques occupaient une place spirituelle. La prise de produit ouvrait vers une connexion au divin, guidant les peuples dans les différentes phases de la vie. Les plantes, les champignons, les venins étaient considérés comme sacrés et leur absorption s'inscrivait dans des rituels codifiés au sein de la communauté.

            Dans notre société moderne, privilégiant davantage la surconsommation et l’individualisme, les usages ont été détournés à des fins personnelles pour accéder à un plaisir artificiel, anesthésier les peines de l'âme ou encore améliorer ses performances. Pour certains, cette relation à l'objet (drogues, écrans, alcool, médicaments...) ne sera que passager. L’arrêt se fera seul, avec le soutien d'un proche ou d'un professionnel.

D'autres, sous une emprise forte au produit, se déconnecteront de leur propre vie psychique, de leur vie corporelle et de la vie en société. Leur état de santé sera tellement dégradé qu'une prise en charge en addictologie semblera indispensable.

            L'accompagnement de soin se situe sur le champ médical, neurologique, psychologique et social. Jusqu’alors, le corps était soigné exclusivement sur un plan médical. L'ouverture nouvelle vers des disciplines comme l'acupuncture, la sophrologie ou encore le yoga, nous invite davantage à prendre en compte le besoin essentiel d'une relation aimante avec son corps, à savoir le ressentir, l'écouter et en faire un allié pour la vie. Ceci est d'autant plus vrai pour des personnes dont la relation au corps n'est que douloureuse voire inexistante. La sophrologie offre la possibilité d'agir soi-même sur sa guérison en retrouvant l’écoute du vivant en soi.

            C'est dans ce contexte que je vous partagerai ma pratique de psychologue et de sophrologue au sein d'un centre d'addictologie basé à Grenoble. Je vous proposerai une approche de l'addictologie et vous présenterai la place que peut prendre la sophrologie dans ce domaine. Avec des séances pratiques et un partage de situations concrètes, nous pourrons éprouver et réfléchir ensemble sur la richesse des bienfaits de la sophrologie dans l'accompagnement de personnes « addicts ».

 

Découverte du Qi Gong au travers la pédagogie originale de l’Onde du Dragon avec Fatima Ghozelane (samedi matin)

Issu de la tradition chinoise ancestrale, le Qi Gong - art énergétique interne - s’appuie sur les principes de la Médecine traditionnelle chinoise et la tradition Taoïste.

Pratiqué comme une gymnastique, il est une science de la respiration fondée sur la connaissance et la maîtrise du souffle qui associe mouvements lents, exercices respiratoires et concentration.

On perçoit là beaucoup de similitudes avec notre pratique de sophrologue fortement inspirée des traditions orientales telles que le yoga, le Zen Japonais, le Toumo, ou le bouddhisme tibétain.

Au cœur du Qi Gong et des arts internes chinois et asiatiques se cache une compétence corporelle et énergétique très convoitée et parfois très longue à intégrer qui se reconnaît chez les plus grands maitres.

La pédagogie de l’Onde du Dragon aussi appelé « Qi Gong de la connexion au Dan Tian » se propose d’identifier et décrire les différentes phases de ce mouvement profond global et énergétique de tout le corps afin d’en faciliter l’intégration.

Acquérir cette compétence corporelle et énergétique permet de ressentir une densité et une fluidité exceptionnelle dans le mouvement, faire émerger puissamment en soi le Qi et se connecter au principe vital.

A l’occasion de cette initiation, je vous propose de découvrir le Qi Gong de l’Onde du Dragon et d’expérimenter ses fondamentaux au travers des mouvements simples et quelques techniques méditatives propres à la méthode. 

 

Sophrologie et sport avec Pierre Grellard (samedi après-midi)

 

Coût et modalités d'inscription

115 euros les 3 journées pour les membres de la FFDS, (si vous recevez cette revue c'est que vous êtes déjà membre)

125 euros pour les personnes qui ne sont pas membres

  1. Joindre un chèque de 50 euros d’arrhes à l’inscription à l'ordre de la FFDS. Il sera encaissé au plus tôt en mai 2021.
  2. Régler 65 (pour les membres) ou 75 euros (pour les non membres) lors des Rencontres.

Hébergement/repas : Après votre inscription, vous recevrez ultérieurement une fiche de réservation si vous souhaitez être hébergé ou prendre les repas.

Programme des 20èmes rencontres de la Fédération Française de Sophrologie (FFDS)

6-7-8 avril 2018
Salon de Provence

 

Anne Guttierez, sophrologie et troubles alimentaires  (article à venir)                                

Jacques Vigne, psychiatre : Angoisse, dépression et méditation (article à venir)                             

Sophie Rabito : sophrologie et estime de soi (article à venir)

Céline Rybinski

Jean Paul Bodin, postures corporelles et apprentissage (voir article)

Postures Corporelles & Apprentissages

Introduction

Alors que de nombreuses enquêtes montrent que de plus en plus de jeunes sont en rupture avec l'école traditionnelle et son enseignement, il y a parallèlement à ce constat de société une autre catégorie d'élèves, celle de ceux qui ne savent pas apprendre et qui sont de plus en plus nombreux. Sur les bulletins de fin de trimestre on peut lire ce genre d'appréciation : "concentre toi, soyez plus attentif, apprends tes leçons." Dans nos cabinets, les consultations sont de plus en plus en lien avec ce genre de difficultés, avec des jeunes bien souvent démotivés ou, au mieux démunis et faisant un constat d'impuissance. Quant aux parents, inquiets, catastrophés, bien souvent ils mettent en avant la dimension intellectuelle ("Et pourtant il est intelligent, elle est intelligente!"), et ils ne comprennent pas ce qui arrive à leur progéniture, tout ceci générant des tensions qui vont dépasser le cadre scolaire et servir de terreaux à de nombreux autres conflits.

Des spécialistes, tels que des neurologues, des pédopsychiatres, des psychologues mettent en évidence l'émergence d'une nouvelle  génération d'apprenants bien souvent installés dans un schéma "plaisir-déplaisir" (plaisir : je réalise, déplaisir : je me désengage). De plus, ces derniers veulent que les "choses" aillent vite (à l'image de ce qu'ils vivent via internet et les réseaux sociaux) et cette façon d'être et de faire crée des dysharmonies entre trois dimensions qui composent notre personnalité : l'intellect, l'émotionnel et le corporel.

Face à cette situation, le sophrologue a sa place pour aider ces jeunes confrontés à ces nouvelles difficultés ; mais pour cela, il doit comprendre, au delà des techniques de sophrologie qu'il maîtrise, comment s'élabore les fondements qui vont permettre que l'apprentissage se fasse de façon naturelle et agréable. C'est donc ce que je me propose de faire dans cet exposé en insistant sur l'importance du corps dans les apprentissages scolaires.

Concernant les trois dimensions citées ci-dessus (l'intellect, l'émotionnel et le corporel), nous devons reconnaître que la dimension intellectuelle est, depuis de nombreuses décennies, mise sur un piédestal en opposition à la dimension corporelle qui est associée à la dimension manuelle, dimension négligée et mal considérée (il n'y a qu'à constater toutes les orientations scolaires qui sont faites en direction des filières manuelles : ces orientations sont, dans la plupart des cas, faites par défaut et non pas par conviction). Notre culture même s'inscrit dans cette opposition ; ne dit-on pas il a "la tête dans les nuages" et il a "les pieds sur terre", ces deux façons d'être semblant totalement incompatibles ! Or tout mon travail consiste à créer une harmonie entre ces deux dimensions: le CORPOREL & le CEREBRAL.

Sommaire:

                               A) Le Corps dans tous ses états !

                                                               1) Les trois scénarios possibles entre l'intellect, l'émotionnel et le corporel.

                                                               2) Les trois façons d'appréhender le corps.

                                                               3) Pourquoi le corps ne remplit-il pas son rôle ?

                               B) Le Corps de l’élève nous parle

                                                               1) Décryptage

                                                               2) Conséquences.

                               C) Rituels, Objectifs et Mise en œuvre

                                                               1) Rituels et Objectifs

                                                               2) Mise en œuvre des Rituels

                               D) Les Supports Corporels de Remédiation en lien avec des Techniques de Sophrologie

                                                               1) Le tonus musculaire

                                                               2) La mobilisation des articulations du corps

                                                               3) La mobilité du visage

                                                               4) Le toucher

                                                               5) L'équilibre – La verticalité

                                                               6) La respiration

                                                               7) L'écoute

                                                               8) La visualisation

 

A) Le Corps dans tous ses états !

Concernant les trois dimensions qui  structurent notre personnalité (l'intellect, l'émotionnel et le corporel), l'une d'entre elles, a-t-elle plus d'importance ? La réponse est non. Elles ont chacune un rôle important à jouer, rôle complémentaire, et l'une, sans l'apport des deux autres, n'est pratiquement rien. Ce qui est important, c'est l'organisation qui va se construire entre ces trois dimensions et les interactions qui vont se jouer.

1) Les trois scénarios possibles entre l'intellect, l'émotionnel et le corporel

  • Le premier, celui qui va permettre à l'apprenant d'être efficace, c'est celui où le corps va être à la base de l'organisation, et va pouvoir supporter (dans le bon sens du terme) les deux autres dimensions qui vont alors jouer leur rôle : la dimension émotionnelle d'être utilisée, canalisée de façon juste, et la dimension intellectuelle de pouvoir s'exprimer à la mesure de son potentiel.

Dans ce scénario, les trois composantes travaillent en synergie et en harmonie ; le tonus musculaire est mobilisé de façon juste et le comportement de l'apprenant est empreint de stabilité et de bien-être et est adapté à l'événement qui est traité.

  • Le deuxième scénario, c'est "la prise de pouvoir" des émotions, c'est à dire que les émotions sont mises à la base de l'organisation des trois dimensions et tout va transiter par elles. Par ce qu'elles véhiculent (peur, tristesse, colère,…) elles vont déstabiliser la dimension corporelle en créant des variations tonico-émotionnelles qui vont faire passer l'apprenant par des phases de tension difficilement supportables. Cette hypertonie sera porteuse d'agitation, de colère, d'excès et sera suivie d'une phase d'hypotonie porteuse de relâchement, de désengagement (dans "son monde"), d'inhibition, même parfois de paralysie. Suivant "l'histoire" intime de la personne, une des phases (hypertonie ou hypotonie) sera privilégiée. Dans tous les cas, c'est sur ces variations tonico-émotionnelles que se construiront les difficultés d'attention et de concentration et par conséquent, la posture corporelle ne sera plus adaptée à un apprentissage agréable et naturel.

Dans ces conditions, l'axe "Perception-Réflexion-Exécution" nécessaire à tout apprentissage ne trouvera pas les supports nécessaires pour lui permettre d'être efficace                   

  • Le troisième scénario, c'est lorsque la dimension intellectuelle est à la base de l'organisation : nous sommes dans le schéma des "hauts potentiels". Pour cette catégorie d'apprenants, la pensée vaut action, le corps étant bien souvent perçu comme un "handicap", un frein à l'expression de l'arborescence et de la fluidité du raisonnement. Nous aurons alors la même absence de stabilité et de présence corporelle à l'événement à traiter (l'apprentissage) que dans le scénario n° 2, le déséquilibre entre les positionnements corporels et l'intellect étant la porte ouverte à des émotions non contrôlées et subies.

Mais que s'est-il passé dans les deux derniers scénarios pour que les émotions soient envahissantes et déstabilisantes?

Simplement, le corps n'a pas joué son rôle, n'a pas répondu "présent" aux sollicitations de l'évènement à traiter, en l'occurrence l'apprentissage, et pour comprendre pourquoi il y a eu défaillance, il est nécessaire de savoir que la structuration de notre corps en tant qu' "outil" de réalisation est une association de "trois corps" qui se complètent, se concurrencent ou s'opposent.

2) Les trois façons d'appréhender le corps

Lorsque le sophrologue veut travailler à améliorer et à organiser les postures corporelles d'apprentissage, il est impératif que celui-ci s'adresse aux "trois corps" qui composent et structurent le schéma corporel, à savoir :

  •  La réalité du développement corporel : C'est le corps du besoin : besoin de respirer, de se nourrir, besoin d'uriner,… C'est le corps de la réalité du développement staturo-pondéral, c'est le corps qui sera pris en charge par le pédiatre.
  •  La représentation mentale du schéma corporel : c'est le corps du rapport à nous même, c'est une représentation mentale de nous-même très subjective, en lien avec notre propre histoire, nos premières expériences sensori-motrices de nourrisson, et toutes les expériences au monde qui vont construire, année après année, un ressenti plus ou moins juste de notre corps.
  •  L'image idéalisée ou fantasmée du corps : c'est le corps du désir, désir d'être le plus fort, le plus beau, le meilleur, désir d'être comme papa ou comme le grand frère, désir d'être un héros, car nous avons tous un héros qui sommeille en nous.

Maintenant que ces précisions sont apportées, nous pouvons nous poser la question suivante :

3) Pourquoi le corps ne remplit-il pas son rôle ?

Les réponses sont multiples et nous allons les détailler. Mais déjà, nous pouvons dire qu'il s'agit, en règle générale, de carences, de déficits pouvant porter sur l'un des "trois corps" ou sur les trois, mais également il peut s'agir de dysharmonies entre ces "trois corps".

S'agissant du corps en tant queréalité du développement corporel,les difficultés suivantes peuvent venir le fragiliser :

a) Une altération des sens, et plus particulièrement celui de la VUE et de l'AUDITION, surtout lorsqu'en bas âge le déficit passe inaperçu un certain temps. Dans ces conditions, l'enfant se trouve dans un environnement sensoriel transformé, insécurisant qui va l'empêcher de faire ses expériences corporelles de façon naturelle car la perception de son environnement spatial, visuel, sonore est transformée.

b) Un retard de CROISSANCE ou au contraire, un enfant ayant une taille beaucoup plus grande que celle de son âge, va être confronté à des difficultés, au-delà de celles endocriniennes, qui vont le pénaliser dans l'utilisation de son corps en tant qu'"outil" d'apprentissage et de réalisation, mais également dans la relation à ses pairs. Une inhibition du faire et de l'agir peut se mettre en place et être dommageable pour les apprentissages et leur restitution.

c) Certaines MALADIES GENETIQUES, telles que le "x fragile", la neurofibromatose, interviennent sur le développement corporel harmonieux, empêchant ainsi l'enfant d'être performant. Ces difficultés prennent la forme de retard psychomoteur, de retard de langage, de troubles de l'attention, de signes autistiques, de forte anxiété,….

d) Certaines MALADIES NEUROLOGIQUES telles que la dyspraxie (incapacité d'exécuter sur ordre des gestes orientés vers un but déterminé et de faire en sorte que les mécanismes d'exécution soient conservés comme l'écriture par exemple où il s'agit d'automatiser le geste) ou les difficultés liées au spectre autistique, entre autre.

S'agissant ducorps en tant quereprésentation mentale du schéma corporel,des difficultés portant sur les points suivants peuvent venir le fragiliser :

a) Une structuration spatiale et spatio-temporelle imparfaite.

En effet, pour qu'il y ait représentation mentale juste du schéma corporel, il faut qu'il y ait structuration et organisation de celui-ci. Ces deux derniers processus commencent dès la naissance par les expériences sensori-motrices et sensorielles que le bébé va vivre en interaction avec son propre corps et celui de ses parents (en règle générale plus particulièrement avec la mère) et des objets environnants. Ces expériences vont progressivement organiser l'espace du corps et l'espace autour du corps.                                          

b) Une latéralité hétérogène.

En effet, c'est l'organisation de cet espace qui permettra plus tard, avec la participation de la maturation neurologique, de dégager une latéralité homogène qui, elle-même, permettra de positionner des repères spatiaux absolus qui, eux-mêmes, vont permettre de structurer la dimension spatio-temporelle. Rappelons pour mémoire que compter, conjuguer, accorder s'appuient sur cette dimension spatio-temporelle ; nous sommes donc toujours bien dans le domaine de l'apprentissage.

Concernant la latéralité, il a été prouvé qu'un apprenant ayant une latéralité homogène à droite ou à gauche était beaucoup plus performant que celui qui possédait une latéralité hétérogène.

c) Le rythme.

Le rythme c'est la vie, c'est le mouvement. Notre corps est animé par de nombreux rythmes : rythmes cardiaques, rythmes respiratoires, rythmes de digestion, rythmes cérébraux. Ces rythmes forment des cycles, en nous (cycles du sommeil, de la digestion, par exemple) mais également autour de nous (cycles des jours, des saisons, …) et tout ceci organise en nous une harmonie qui va nous permettre de dégager progressivement un tempo personnel, et c'est avec ce tempo personnel que nous allons appréhender les situations de la vie dont font partie les apprentissages. Concernant ces derniers, ne perdons pas de vue que "lire, écrire, compter" fait appel à des notions de rythme et qu'apprendre, c'est être en mouvement, et le mouvement implique également l'immobilité de même que la lumière n'existe que par l'obscurité, le blanc par le noir, … Donc, pour apprendre, il est nécessaire, si possible, de maîtriser une immobilité juste, et cela ne peut se faire que par une bonne maîtrise corporelle qui passe par une bonne connaissance et un bon ressenti de son schéma corporel.

                                               En résumé, parce que le rythme est le fondement de la vie et de la communication il faut lui permettre de s’extérioriser de façon juste et harmonieuse et dans ces conditions, il participera et contribuera à nos passages à l'acte et à nos apprentissages afin que ceux-ci soient efficaces.                                        

d) Les dysharmonies

Précédemment, nous avons vu que notre "outil" corporel était la synthèse de "trois corps" :

  • La réalité du développement du schéma corporel.
  • La représentation mentale de celui-ci.
  • Le corps en tant qu'image idéalisée ou fantasmée.

Entre ces trois organisations, des dysharmonies sont souvent repérées. La plus fréquente est celle qui oppose un développement corporel normal et harmonieux à une représentation mentale de celui-ci très infantile. Cette dysharmonie génère un mal-être qui va se manifester par des variations tonico-émotionnelles importantes dont nous avons déjà parlé précédemment. Cette situation est la porte ouverte à une "prise de pouvoir" des émotions qui vont fragiliser l'ensemble de l'axe "Perception-Réflexion-Exécution" nécessaire à tout apprentissage. Lorsqu'un apprenant présente ce profil, ses possibilités d'attention et de concentration sont fragilisées.

Les mêmes conséquences sont relevées lorsqu'une dysharmonie est relevée entre un développement corporel normal et une image idéalisée ou fantasmée trop forte. Dans ce cas, se rajoute également un sentiment de frustration et d'impuissance.

B) Le Corps de l’élève nous parle

1) Décryptage.

  • L'enfant, l'adolescent qui "décroche" en classe, ou celui qui est en difficulté nous envoie des messages corporels.
  • Les signes corporels les plus souvent repérés sont les suivants :
  • Positions du dos inadaptées          
  • Dos rond           
  • Epaules rentrées               
  • Gesticulation sur la chaise, nervosité          
  • Hypotonie ou hypertonie de l’enfant           
  • Excitation ou endormissement de la classe entière (neurones miroirs)              
  • Contagion d’une attitude, mais également attitude de l'enseignant.   
  • Pleurs et blocage de la respiration

2)Les conséquences

Les conséquences du "décrochage" scolaire sont nombreuses et parfois insidieuses. Nous citerons ici celles qui sont le plus souvent rencontrées :

  • Difficultés de mémorisation, d'attention et de concentration, donc de compréhension. Or, la plupart du temps, les difficultés de compréhension sont mises en lien avec la dimension intellectuelle alors que bien souvent elles ne sont que la conséquence d'une fragilité du module perceptif : l'apprenant, par des postures corporelles inadaptées, n'a pas été en mesure d'être présent à l'événement pour percevoir l'ensemble des consignes qui lui étaient proposées ; le questionnement ne fait donc plus sens puisqu'il lui manque des informations.
  • Difficultés de comportement (agitation ou inhibition) avec des risques d'être progressivement marginalisé ou de s'exclure du groupe classe par des attitudes inadaptées. Dans les difficultés de comportement, il est important de différencier celles qui sont en lien uniquement avec la dimension émotionnelle et corporelle et celles qui sont le résultat de perturbations neurologiques (TDAH). L'approche de la difficulté se fait avec les mêmes "outils" (ancrage, respiration, pensées positives, exercices psycho-corporels) mais les objectifs ne sont pas tout à fait les mêmes. Concernant la dimension émotionnelle perturbée, l'objectif sera de donner aux élèves les possibilités de prendre en charge leurs émotions (les identifier, les gérer) pour aller progressivement vers un mieux-être durable. Pour les troubles neurologiques, il sera plus question de fournir un accompagnement pour un plus grand confort au quotidien, d'éviter peut-être la mise en place d'un traitement chimique et d'organiser des stratégies d'apaisement mais sans avoir la certitude de solutionner la problématique originelle.
  • Les situations décrites ci-dessus, répétées et répétées vont amener l'élève à ne plus aimer l'école, à la vivre comme étant le lieu de tous les "dangers", de toutes les injustices. L'élève va se mettre alors en rupture progressive avec l'institution scolaire et ceci mènera, dans certains cas, à la déscolarisation. C'est à l'adolescence, bien souvent, que ce processus prend forme.

C) Rituels, Objectifs et Mise en œuvre

1) Rituels et Objectifs

- Les rituels ont, de tout temps, été présents dans les classes (surtout dans les classes primaires et enfantines). Lorsqu'un enseignant, chaque jour, pour commencer la journée de travail des enfants ou la terminer, pour introduire une activité, propose un temps commun à toute la classe, il pose un rituel. Ceux-ci ont souvent comme support une comptine, une écoute musicale. L'activité deviendra rituelle si elle répond à plusieurs critères, à savoir :

  • Etre répétée régulièrement avec un but précis qui sera expliqué ou pas aux enfants, suivant leur âge. Ces buts peuvent être : amener du calme, rassurer, dynamiser les ressources ...
  • S'inscrire dans une plage horaire fixe (après une récréation, avant une évaluation, …).    

- Les objectifs sont les suivants :

  • Tout d'abord le bien-être de l'apprenant face à des enjeux d'apprentissage avec des ressentis justes de son corps. Ce ressenti positif de son corps va permettre d'être en lien avec ses ressources et ses savoirs.
  • Mettre en place des appuis sécurisants contrôlables par l'apprenant : savoir respirer, s'ancrer (la stabilité motrice) et la pensée positive (la stabilité mentale).
  • Donner à l'apprenant (surtout pour les plus jeunes) des repères de temps qui leur permettent de contrôler le déroulement d'une matinée, d'un après-midi ou de la journée. Pour les plus grands (collégiens, lycéens et étudiants), le rituel va leur permettre de donner le "top-départ" à un travail à effectuer en toute conscience et concentration.
  • Enfin, les rituels vont permettre de façon tout à fait naturelle de contribuer à la structuration du schéma corporel et à l'appropriation de l'espace du corps.

2) Mise en œuvre

La mise en œuvre va dépendre étroitement de l'objectif fixé, de l'âge des apprenants mais également de l'environnement de travail. En effet, la mise en œuvre dans une classe ou le soir (à la maison) pour réaliser le travail du soir ne demandera pas les mêmes stratégies relationnelles. Elle comporte les étapes suivantes :

1) L'explication : Elle est liée à l'objectif à atteindre, à ce que l'on veut faire en se basant sur des exemples concrets qui peuvent se passer dans la classe (par exemple chahut systématique en rentrant de récréation, des blocages pour certains élèves lorsqu'ils doivent parler ou réciter devant la classe, stress de toute la classe avant des évaluations, difficultés pour se mettre au travail le soir,…). N'hésitez à faire des schémas, des dessins explicatifs (en tenant compte de l'âge de l'apprenant). Dans ces explications, faites en sorte que les participants arrivent par eux-mêmes à dégager les gains qu'ils auront grâce à ce genre d'expérience. Le "terpnos logos" est important. L'animateur (enseignants, parents,….) s'implique en employant le terme "nous". Pour les parents, il est nécessaire que l'aide qu'ils vont proposer soit d'abord maîtrisée par eux et qu'elle se mette en place avec des liens de partenariats (la contrainte ne mènera à rien).

2) L'application commencera par des exercices de relaxations dynamiques simples (balancement des bras par exemple) en relation avec l'objectif à atteindre et l'âge des participants. Avec un groupe classe, il faudra certainement plusieurs essais pour arriver à une harmonie d'attitude. Dans un groupe, il y aura toujours quelques éléments réfractaires ou qui profiteront de ce moment pour chahuter. Ils sont minoritaires. Avec ceux-là, il faudra les prendre à part, en particulier pour leur expliquer à nouveau le projet, leur demander ce qui les met mal à l'aise et créer avec eux une "alliance" toute particulière. En règle générale tout rentre dans l'ordre assez rapidement. Lorsque vous percevrez que les exercices dynamiques sont bien maîtrisés, que la "méthode" est bien vécue, vous pourrez mettre en pace des relaxations de base (pas trop longue en durée).

3) L'autonomie est la troisième étape de cette mise en œuvre. Elle sera liée à une panoplie d'exercices affichés dans la classe ou, pour les plus grands (collégiens et lycéens) dans un dossier personnel et ce sont eux qui, progressivement, vont décider de l'exercice qui est bon pour eux. Cette mise en œuvre va donc progressivement dépasser le cadre strict de l'objectif pour devenir une façon d'être en lien avec un art de vivre (écologie corporelle et mentale) qui, déjà profile le statut de futur adulte qu'ils seront.

D) Les Supports Corporels de Remédiation en lien avec des techniques de sophrologie

  • Les principaux supports sensori-moteurs sur lesquels le sophrologue pourra travailler sont au nombre de huit, à savoir:
  • Le tonus musculaire
  • La mobilisation des articulations du corps
  • La mobilité du visage
  • Le toucher
  • L'équilibre – La verticalité
  • La respiration
  • L'écoute
  • La visualisation

1) Le tonus musculaire

Le sophrologue, par des exercices adaptés, va travailler les contrastes entre tension et relâchement (dur-mou) afin que l'élève puisse identifier les ressentis musculaires qui l'habitent ; l'élève, va réajuster son tonus en fonction des sollicitations et de son environnement. Il va mobiliser de façon juste l'ensemble de son corps.

Les exercices

Ils joueront sur le contraste "contraction-relâchement". Il sera nécessaire de bien repréciser pour la plupart de ces exercices, la notion d'ancrage. Il sera possible de pratiquer :

  • Les contractions globales ou séquentielles associées à une respiration qui, avec l'inspiration amène la contraction, puis suspension du souffle en maintenant la contraction, puis expiration en relâchant la contraction.
  • Contraste "mobilité-immobilité".

Le marteau piqueur: Faites vibrer votre corps comme si vous teniez un marteau piqueur, secouez les bras, les jambes en étant légèrement courbé en avant, puis, lentement retrouvez une posture de verticalité apaisée avec le contrôle de la respiration.

Les statues: A un signal donné, faites prendre la position d'une statue (posture de tension) et à un autre signal, la statue devient toute molle (posture de relâchement) jusqu'à ce que le participant se retrouve au sol totalement détendu.

- Contraste "contacts corporels énergiques et contacts corporels doux".

Pour ce "contraste", le sophrologue pourra s'appuyer sur la relaxation dynamique de "la toilette par automassage" en la modifiant pour jouer sur les ressentis énergiques et les ressentis doux.

2) Mobilisation des articulations du corps

Cette mobilisation va permettre de "délier" les articulations, de prendre conscience des mauvaises postures (pour les petits, jambes sous les fesses par exemple ou tête trop inclinée sur un côté ou même posée sur l'avant bras, …). Après cette "mobilisation", le corps sera plus disponible, plus équilibré pour servir nos apprentissages.

Les exercices

  • Mobiliser les articulations de la colonne vertébrale:

1) En position assise :

  • Relaxation dynamique des étirements en étant assis.
  • Enroulement de la colonne vertébrale (la tête doit se retrouver entre les genoux) : sensation du dos qui s'arrondit, puis remonter lentement avec le ressenti d'empiler ses vertèbres, d'avoir le dos plat avec la verticalité de la colonne vertébrale, la tête se positionne en dernier, et monter le sternum vers le haut.

1) En position debout :

  • Relaxation dynamique des étirements.
  • Relaxation dynamique des demi-lunes.
  • Mobiliser l'ensemble des articulations : Relaxation dynamique des articulations.

3) La mobilité du visage

Le visage est le siège des expressions mais également des "masques" que nous adoptons en fonction des situations que nous vivons. Ces masques ne reflètent pas forcément l'authenticité et la sincérité de ce que nous ressentons ; ils peuvent être trompeurs envers nos interlocuteurs, mais également envers nous-mêmes.

Travailler sur son visage va nécessiter un effort de concentration car c'est une partie de notre corps que nous ne pouvons pas voir naturellement et qui est pourtant constamment mise en avant et sollicitée.

Les exercices(en position assise)

- Mobiliser les muscles du visage:

  • Exercice du "repassage" : fermez les yeux, plissez le visage (front, yeux, nez, joues, menton), tenez quelques secondes et avec la main "repassez" le visage qui devient lisse et se détend, ouvrez les yeux et souriez. Recommencez à un rythme plus soutenu puis au ralenti.
  • Exercice des émotions : passez d'un visage gai à un visage triste, puis la peur, la colère, le dégoût, … et chaque fois ressentez bien ce qui se passe au niveau de la musculature du visage.
  • Exercice des grimaces : faites des grimaces puis "repassez" avec la paume de la main pour avoir un visage normal.

- Mobiliser les yeux:

  • Ouverture et fermeture rapide des yeux puis de plus en plus lentement avec la sensation d'avoir les paupières lourdes.
  • Mouvements oculaires : la tête reste fixe et la personne regarde en haut, en bas, en haut à droite, en bas à droite, en haut à gauche, en bas à gauche, puis tournez les yeux dans un sens, puis dans l'autre.
  • Regard fixe : le regard est fixé sur un point et la tête se déplace en haut, en bas, en haut à droite, en haut à gauche, en bas à droite, en bas à gauche, puis faire tourner les yeux dans un sens et dans l'autre autour de ce point.
  • "Poursuite" oculaire (ex. à faire à deux) : suivez des yeux un objet (crayon par exemple) que l'on déplace devant vous (déplacement lent, rapide, en zigzag, signe de l'infini, …).
  • Pression des paupières : fermez les yeux en serrant très fort les paupières, puis relâchez lentement la pression, observez ce qui se passe, puis recommencez.

- Mobiliser le nez et la bouche :

Le nez:

  • Faites le "nez de gorille" en écartant et ouvrant bien les narines. Faites également le "nez de lapin" en faisant bouger le bout du nez.
  • Bouchez vous une narine, inspirez, soufflez par la bouche, même chose avec l'autre narine, puis inspirez avec les deux narines. Que ressentez-vous ?

La bouche:

  • Promenez votre langue dans la bouche, pressez la contre les dents, contre les joues, contre les gencives.
  • Déplacez les mâchoires (comme si on baillait), puis en latéral, claquez des dents, souriez en montrant ou en cachant les dents.
  • Mordez vos lèvres, cachez les à l'intérieur de la bouche, tendez les en avant, placez la lèvre supérieure sur la lèvre inférieure et vice versa.
  • Gonflez les joues, faites une bulle d'air que vous faites passer côté joue droite, puis côté joue gauche.
  • Dites des lettres, des mots ou des phrases en articulant normalement puis en exagérant l'articulation, puis les dents serrées, puis les lèvres fermées.      

4) Le toucher

Avant de proposer des exercices en lien avec le toucher, il est nécessaire d'apporter quelques précisions, à savoir :

  • Le toucher favorise la structuration du schéma corporel en permettant d'appréhender l'espace de son propre corps, de gérer la détente, et de stimuler les circuits neuronaux.
  • Le toucher favorise les apprentissages en améliorant la concentration en qualité et en durée. Il permet de connecter la vision et l'audition, de favoriser la représentation mentale de ce qui est appris et de ce qui sera restitué (les futures "évocations" auxquelles l'apprenant fera référence pour restituer son savoir).
  • Le toucher favorise  la structuration de l'affectivité. Il est le sens le plus important pour cette structuration car la peau est notre enveloppe intime sur laquelle s'inscrit les traces laissées par les relations. La peau porte une mémoire sensorielle de nos émotions. Lorsqu'une maman "manipule" son bébé peau contre peau, elle contribue à la construction affective de son enfant. Certains enfants ont été privés de ces contacts privilégiés (voir chapitre précédent A-3- représentation mentale de son schéma corporel – a). Pour d'autres, le toucher est source de peur et d'angoisse car les "frontières" intimes de la personne n'ont pas été respectées.
  • Le toucher, nous amène à la main qui, par son travail d'investigation (toucher, palper, …) se positionne comme étant l'avant-garde de l'intellect en favorisant de façon sensori-motrice l'analyse et la synthèse : osons parler de l'intelligence de la main.

Les exercices(en position debout)

- Massages sur soi pour "réveiller" le corps :

  • Tapotez avec le bout des doigts le crâne puis laissez "dégouliner" les mains sur le visage (3 fois) puis frottez énergiquement les différentes parties du corps : les différentes parties du visage (front, menton, joues, nez, oreilles), les épaules, les bras, les coudes, les mains, le ventre, le dos, les fesses, les cuisses, les mollets, les pieds… Fermez les yeux et prenez conscience des sensations.
  • Même exercice mais remplacez le massage énergique par des gestes qui "époussettent" chaque partie du corps. Fermez les yeux et prenez conscience des sensations.

- Massages sur soi pour relâcher le corps :

  • Pétrissage : avec les mains pétrissez toutes les masses musculaires (n'oubliez pas les paumes de mains). Fermez les yeux et prenez conscience des sensations.

- Massages sur soi pour calmer :

  • Caressez les différentes parties du corps : les différentes parties du visage (front, menton, joues, nez, oreilles), les épaules, les bras, les coudes, les mains, le ventre, le dos, les fesses, les cuisses, les mollets, les pieds… Fermez les yeux et prenez conscience des sensations.

- Massages à deux :

  • Posez votre main quelques secondes sur une partie du corps de votre partenaire qui a les yeux fermés. Celui qui a les yeux fermés visualise la partie de son corps qui est touchée et sent le contact de la main (chaleur, pression, …).
  • Même exercice avec les deux mains pour travailler sur le ressenti du volume (par exemple une main sur le tibia et l'autre sur le mollet. Celui qui a les yeux fermés visualise la partie de son corps touchée et sent le contact de la main (chaleur, pression, …).

Avertissement: le travail à deux nécessite de la part des deux partenaires de la confiance en l'autre et une suffisante aisance avec son propre corps pour pouvoir aborder celui de l'autre.

5) Equilibre – Verticalité

  • La prise de conscience de l'équilibre et de la verticalité du corps permet à l'élève :
  • Une présence à son propre corps pour se recentrer.
  • De "s'enraciner" et de s'ancrer physiquement dans la réalité (ici et maintenant).
  • D'avoir conscience des relations entre le haut et le bas du corps ("antenne" ciel-terre, lien corporel-intellect).
  • De sentir la répartition du poids du corps sur les appuis ; c'est lutter contre la pesanteur.

Les exercices

- Prise de conscience de l'équilibre et de la verticalité en position debout:

- Posture : debout, les pieds écartés de la largeur du bassin, les bras le long du corps, vous fermez calmement les yeux sur une expiration et vous “vous enracinez” afin d’avoir un bon équilibre global. Vous sentez l’équilibre de votre bassin, de vos épaules qui sont lourdes et tombantes, vous percevez également l’équilibre de ta tête qui n’est, ni trop en avant, ni trop en arrière, ni trop à droite, ni trop à gauche, comme si vous fixiez un point à l’horizon.

  • Dans cette position, créez des balancements d'avant en arrière, de droite à gauche, effectuez des cercles imaginaires, puis revenez à l'axe de verticalité.
  • Relaxation dynamique de l'ancrage de l'arbre.
  • Relaxation dynamique des étirements.

- Prise de conscience de la verticalité en position assise:

  • Prise de conscience des appuis sur la chaise : une partie des cuisses, fessiers, une partie du dos.

Puis

  • Modification des appuis : dos décollé du dossier, appui fessier sur le devant de la chaise ; que remarquons-nous concernant notre dos ?
  • Relaxation dynamique des étirements en position assise.

6) La respiration : C'EST LA VIE

Elle permet :

  • De solliciter le système nerveux végétatif (système nerveux autonome).
  • De modifier les états de conscience du cerveau, de mieux l'oxygéner et donc d'améliorer le raisonnement.
  • La circulation des énergies en favorisant les échanges gazeux qui alimentent les muscles, donc moins de crispation, moins de tensions parasites donc plus de détente musculaire.                                            

Les exercices

- Prise de conscience de la respiration:

  • Main devant la bouche : soufflez sur votre main, éloignez la, rapprochez la ; que ressentez-vous ?
  • Soufflez sur une plume ou une balle de ping-pong. Que constatez-vous, que ressentez-vous ?
  • Relaxation dynamique du ballon qui se gonfle et se dégonfle.
  • Respiration avec un mouvement de tête (oui) et un mouvement de tête (non). (debout ou assis)
  • Respiration avec un mouvement des épaules : haussement à l'inspiration, descente à l'expiration. (debout les yeux fermés)
  • Relaxation dynamique des étirements latéraux.
  • Respiration avec enroulement de la colonne vertébrale :  soufflez en descendant, suspension de souffle, inspirez en remontant. (debout les yeux fermés)
  • La cohérence cardiaque.
  • Relaxation dynamique de "l'envol de l'oiseau".

7) L'écoute dynamique

En captant des milliers d'informations à chaque instant, l'oreille "recharge" le cerveau et lui permet d'être à l'écoute de soi et des autres. Mécanique de haute précision, sensible au développement psychique et personnel de l'être humain, elle participe à l'équilibre global de notre devenir. (Alfred TOMATIS)

L'écoute dynamique permet :

  • De renforcer l'attention.
  • D'aider à conserver la capacité d'écoute en qualité et en durée.
  • De favoriser une écoute sélective.
  • De positionner le tonus musculaire de façon juste.

Les exercices(les yeux fermés, assis)

Il s'agit de prendre conscience de son écoute:

  • Jeux de mains sur les oreilles : appuyez, relâchez à des rythmes différents. Que ressentez-vous ?
  • Faites glisser vos lobes d'oreilles entre le pouce et l'index.
  • Massez la "bosse crânienne" qui se trouve juste derrière les oreilles.
  • Portez votre attention sur les bruits, les plus lointains, les plus proches, ceux de votre corps.
  • Si vous êtes en groupe, l'un des participants va déclencher des bruits, identifiez les.
  • Chuchotez une phrase à l'oreille de votre voisin qui, à son tour la chuchote à son voisin ; vérifiez que le message n'a pas été déformé. (Cet exercice est pratiqué debout, les yeux ouverts.)

8) La visualisation

Elle est un des outils du sophrologue lors des sophromnésies  ou des futurisations.

Elle favorise :

  • L'imaginaire et la créativité.
  • La relaxation, donc la concentration.
  • La capacité de mémorisation.

Les exercices

Prise de conscience de ses yeux, de ses paupières(assis) :

  • Fermez, ouvrez plusieurs fois les yeux, d'abord lentement puis de plus en plus vite.
  • Clignez des yeux, froncez les sourcils.
  • Effectuez des mouvements latéraux, des rotations oculaires (la tête reste fixe).
  • Frottez énergiquement vos mains l'une contre l'autre et portez les sur vos yeux fermés. Que ressentez-vous ?

Se concentrer sur un objet(assis confortablement) :

  • Observez, palpez un objet simple et familier, remarquez sa forme, sa couleur, son poids, sa matière (texture), …

et

  • Fermez les yeux et voyez l'objet "dans votre tête",

et

  • Imaginez l'histoire de cet objet : d'où vient-il, comment a-t-il été fabriqué, qui le possédait avant ? Souvenez vous du moment où vous vous l'êtes approprié, imaginez le futur de cet objet ; que lui arrive-t-il, quels autres objets ou personnes rencontre-t-il ?

Visualiser les différentes parties de son corps(debout) :

  • La personne qui guide l'exercice nomme les différentes parties du corps ; les participants ont les yeux fermés, mentalement ils répètent chaque partie du corps en y associant une légère contraction suivie immédiatement d'un relâchement.

Visualiser des images apaisantes.

  • AIS d'une promenade sur une plage (par exemple).

En Résumé:

  • Apprendre devient une activité simple et naturelle si nous pouvons :
  • Structurer et aimer notre corps.
  • Mettre à distance les croyances limitatives.
  • Apprivoiser nos émotions.

Jean-Paul Bodin

Les 17èmes Rencontres de la Fédération Française de Sophrologie (FFDS) auront lieu les 10-11-12 avril 2015

 

17 èmes rencontres de la sophrologieLieu : Le Domaine de Petite, 13450 Grans (près de Salon de Provence)

Programme

Vendredi matin: Mieux vivre sa maladie au quotidien avec Valérie Giacometti

Vendredi après-midi: Anne-Marie Soupizon, changement et sophrologie

Samedi matin: Anne Guttierez: La sophrologie : une soupape pour les aidants familiaux et accompagnants de personnes malades

Samedi après-midi: Christine Joannès, "Le secret"

Dimanche matin: Martine Massacrier, la relation thérapeutique. La relation parents-enfants

Dimanche après-midi: Martine Massacrier, les relations toxiques. Camille Lancesseur, l'A.I.S du vieux sage

Coût

100 euros les 3 jours

La sophrologie : une soupape pour les aidants familiaux et accompagnants de personnes malades

Les aidants en général …

  •  8.3 millions c’est le nombre d’aidants en France. Des femmes, des hommes qui accompagnent un proche malade, âgé ou dépendant.
  • Les aidants sont majoritairement féminins (60%) bien que la masculinisation soit engagée auprès de sujets âgés, apparait aussi de manière croissante un nombre d’aidants jeunes (5%).
  • Les aidants regroupent les conjoints, les enfants ou parents de la personne soutenue mais également les amis et les voisins.
  • Bien qu’en France un évènement de sensibilisation leur soit consacré « la journée nationale des aidants » pour tous ceux qui s'occupent d'un proche souffrant de maladie d'Alzheimer, de Parkinson ou d'un cancer, les aidants ne sont pas aidés et pourtant ils apportent au quotidien un soutien bienveillant et éprouvant.
  • Pour beaucoup, le soutien à la personne malade devient alors la priorité absolue.

Mais quand la maladie frappe un proche, le monde bascule.

Bien souvent une seule personne fait le relai entre le malade et les professionnels de santé mais aussi les institutions administratives et autres …

Cet aidant  voit sa vie entièrement chamboulée, entièrement tournée vers les soins et toute l’attention à apporter à la personne souffrante.

La personne malade souffre de l’inéluctabilité de son état et de tous les désagréments qui vont être causés, quand elle peut en prendre conscience.

L’entourage, lui, en paie aussi le prix fort. Les proches sont affectés dans leurs pensées et leurs émotions par cette donnée nouvelle, mais ils le sont aussi dans l’organisation de leur vie de chaque jour.

Les priorités sont puissamment ébranlées. L’évolution de la maladie prend de plus en plus de place. Puis vient le temps où c’est le temps lui-même qui vient à manquer, pour peu que la personne qui s’occupe du malade ait une vie familiale, sociale ou professionnelle.

Bien sur, il y a là beaucoup d’amour et d’abnégation, mais il y a aussi une profonde tristesse, de l’impuissance, une sensation de perte inéluctable qui mène parfois à la culpabilité de « ne pas faire assez », comme un sentiment d’aliénation à l’état dégénératif du malade.


L’entourage des aidants compatit généralement, puis une sorte de tri sélectif s’effectue très rapidement. Vient alors le temps où les gens s’éloignent de l’aidant, qui semble trop accaparé par son investissement auprès du malade, qui renvoie aussi à une image parfois triste et toujours dérangeante : Personne n’est à l’abri. Devenir aidant d’un parent dépendant n’est exclu pour personne.

L’aidant se bat, combat, lutte, soutient, répond aux exigences de la maladie et parfois du malade, à celles du corps médical qui est entré dans la lutte par une autre porte, peut-être moins « humaine »… Et l’aidant s’épuise. Tout son univers finit vite par ne tourner plus qu’autour du malade.

Les conséquences pour les aidants sont multiples :

  • Sentiment de solitude, d’impuissance et très souvent de culpabilité, repli sur soi, sentiment de « devoir » être là et oubli du « droit » à prendre soin de soi.
  • Sans oublier la fatigue émotionnelle et physique qui peuvent être redoutables pour le maintien d’une vie sociale, affective et professionnelle et même sur sa propre santé.
  • Les aidants ont souvent tendance à mettre leur vie entre parenthèses, ce qui peut les amener à un épuisement physique  et moral.

Or, pour soutenir une personne malade, il faut soi-même aller bien.

Quand la Sophrologie devient un atout …

Pourquoi recourir à la Sophrologie ?

La Sophrologiepeut venir en aide aux aidants. Bien que la personne accompagnante ne le réalise pas ou trop peu, il est primordial de se venir en aide afin de pouvoir poursuivre dans le temps tous les soins apportés au malade :

• Prendre du temps pour souffler, respirer, se faire du bien pour donner encore

• Revenir à soi et à son corps pour retrouver de la ressource

• Avoir un sommeil réparateur de qualité

• Retrouver de l’énergie vitale pour affronter le quotidien

• Prendre soin de ses propres émotions: Evacuer la colère, la tristesse, les peurs et la culpabilité

• Traverser le deuil blanc en douceur

• Prendre le recul nécessaire pour prendre les bonnes décisions et entrevoir un avenir plus serein…

Anne GUTTIEREZ diplômée de la FFDS depuis 2003. Sophrologue et formatrice consultante en Risques Psychosociaux en entreprises. Cabinet libéral à Aix en Provence. Intervenante en cliniques de soins de suite et de réadaptation. Intervenante auprès de la CARSAT Bouches du Rhône pour ateliers de soutien aux aidants familiaux Intervenante au Centre Ressource Aix en Provence auprès de proches de personnes atteintes de cancer (programme d’accompagnement thérapeutique)

 

Changement et sophrologie

 

A – Rappel de l'intervention "Porte d'entrée"  (rencontres ffds d'avril 2014)

 

B Ma météo de l'instant avec cet éclairage pour permettre a ma partie «  atteinte » de se remettre en lien avec le mouvement général de mon organisme (porte d'entrée et porte de sortie vers,)

.../ Séance /...

 

C –"Un changement c'est une reconstruction qui part d'un niveau de soi pour aller vers les autres parties"

1 – Je suis dans le mouvement (changement) de ma vie, Mais je vis l'instant présent (météo du moment)

2 – Quel est ma porte d'entrée ? Dans ce mouvement avec mes arrêts, mes reculs, mes avancées, (correspondances, résonances, anticipations = ma ligne du temps)

3 – Les changements et mes outils sophrologiques pour vivre au mieux mon instant présent

4 – Authenticité, confiance en moi avec ce que je suis

.../ Séance /...

 

D Pas de leurres avec les entrainements sophrologiques qui correspondent a chaque situation de changements :

- Changement qui dépend de moi ou qui ne dépend pas de moi

- Changement choisi ou non choisi

- Changement prévu ou non prévu

.../ Séance /...

 

Avec la reconnaissance et la dynamisation de ma créativité je vis au mieux mon instant présent avec mes réponses personnelles (schéma de Jung)  dans les changements donc ma vie a ma place et en laissant leur place aux autres.

"Mieux vivre sa maladie au quotidien" avec Valérie Giacometti

Face aux vicissitudes de la maladie, bien souvent la personne malade passe par des états intérieurs douloureux à la fois physique et psychologique. Il convient dès lors de les aider à retrouver un équilibre, une colonne vertébrale, un chemin apaisé vers un mieux-être, un bien-être et de les accompagner vers la voie de la guérison lorsque celle-ci est possible.


Le rôle du sophrologue est donc essentiel dans cette recherche et  permet au malade de redevenir maître à bord, dans sa vie.
Si le Corps et l’Esprit sont différents car ils sont deux entités distinctes, ils sont néanmoins indissociables. Ils ne peuvent rien et n’être rien sans l’autre. Il y a des interconnections. Dans le brouhaha d’une météo intérieure discordante, le corps souffre et dans le chaos d’un corps désarticulé, meurtri, blessé… l’esprit pleure. Si l’un est désaccordé, l’autre le devient aussi. Retrouver alors une Unité Corps-Esprit semble alors la seule alternative possible. « Faire corps », « faire bloc » est en effet la source d’une évolution positive.


Face aux affres de la maladie, Corps et Esprit doivent faire l’objet d’une même attention et être traités sur un pied d’égalité, en toute équité.  Prendre soin de chacun d’eux est essentiel car ils ne sont rien l’un sans l’autre. Pour se sentir bien dans son corps et dans sa tête malgré la maladie, des clés d’auto-libération spécifiques et appliquées à chacun, existent.


Apprivoiser son corps et dompter son esprit, pour retrouver une harmonie, un état d’équilibre intérieur, un état de grâce perdu dans la communion parfaite de ces deux entités (et donc d’une unité), n’est pas chose facile mais ce n’est pas impossible. Cette idée doit devenir le fer de lance de toute démarche sophrologique entreprise pour permettre au sophronisant de se réconcilier avec lui-même.  Pour œuvrer vers cette unité, cette alliance corps-esprit et permettre à la personne malade de retrouver son corps perdu, de « vivre accordée » malgré la maladie et de « bien vivre », de « mieux vivre » accordée avec elle-même, il est important de s’intéresser aux éléments suivants : 

-    l’image du cocher, de la calèche et de l’attelage ;
-    les définitions et les notions communément admises du corps et de l’esprit ;
-    l’idée originale des 3 corps (corps physique, corps mental, corps énergétique) ;
-    le schéma corporel et la planète corps ;
-    le corps et la maladie : réalités et ressentis ;
-    l’idée d’unité « corps-esprit » et celle de fragmentation « corps-esprit » ;
-    les vases communiquant, les interactions, la somatisation ;
-    les différents temps : celui des turbulences (du chaos), à celui des ruminations, (de la mastication), à celui de la digestion (de l’intégration, de l’acceptation), à celui de l’apaisement (de la réconciliation), à celui de l’accordement (de l’unité retrouvée) ;
-    le grand ménage entre doutes et certitudes ;
-    les nécessaires bifurcations ;
-    le jeu des positifs et des négatifs pour retrouver un équilibre intérieur ;
-    les clés de l’auto-libération (programmation positive, pensée positive, la loi d’attraction, stimulation de « son guérisseur intérieur », reconnexion avec « son intériorité vivante», restauration de son schéma corporel…;
-    la respiration comme trait d’union entre le corps et l’esprit ;
-    la démarche sophrologique : les axes de travail du sophrologue, les ingrédients et les conditions de réussite thérapeutique ; application à la problématique douleur, illustrations par des cas concrets (Sclérose En Plaque).

Et tout ceci, avec en toile de fond, la respiration comme trait d’union entre le Corps et l’Esprit pour atteindre l’unité recherchée.

Maladie quand tu nous tiens, rien n’est plus pareil. Quel espoir reste-t-il alors ? Face aux assauts de la maladie, se réconcilier avec son corps devient alors et indubitablement une étape cruciale pour entrevoir un nouvel horizon.

Les relations… avec Martine Masssacrier


Lorsque l’enfant naît, son système nerveux et en particulier son cerveau ne sont pas arrivés à maturité. Cette maturité s’effectuera progressivement durant les premières années de la vie au cours desquelles verront le jour de nouvelles et nombreuses connexions neuronales. On sait maintenant que ces connexions seront très fortement dépendantes des interactions avec l’environnement, ce qui vient confirmer ce que la psychanalyse avait depuis longtemps pressenti : le rôle majeur de l’environnement, en particulier parental dans le développement de l’enfant et de sa future personnalité.  En effet, chaque contact, chaque mouvement et chaque émotion induit une activité chimique et électrique et modifie légèrement les réseaux neuronaux, les groupes neuronaux stimulés se développant sélectivement au détriment d’autres groupes amenés à disparaître.

C’est d’abord la fonction maternelle qui va entrer en jeu, la mère ayant à charge de  protéger le bébé contre les excitations qui risquent de le submerger et donner un sens à ses expériences en les nommant et les organisant dans le temps et l’espace. Elle inscrit également son futur par sa propre anticipation du devenir de l’enfant. Puis entrera en jeu la fonction paternelle, qui est essentiellement une fonction de séparation permettant à l’enfant de s’extraire du magma fusionnel de la relation à la mère pour s’inscrire progressivement comme être à part entière, séparé, différent et autonome.

Nous nous proposerons de passer brièvement en revue à travers les principales théories du lien parent-enfant ces différentes étapes dans un développement que l’on pourrait qualifier de « normal »  ou favorable à un développement ultérieur harmonieux et équilibré avant d’envisager les différents problèmes pouvant entraver ou pervertir un tel développement : du côté parental, les problèmes non résolus de la petite enfance des parents eux-mêmes , les transmissions intergénérationnelles , les mères dépressives, rejetantes ou au contraire envahissantes, l’enfant symptôme familial, l’enfant-thérapeute, l’enfant parentifié, l’enfant-fétiche, le faux-self, le lien incestuel, etc, etc…ainsi que les différentes moyens d’expression par lesquels l’enfant va exprimer cette souffrance dans le lien : somatisations, enfant trop agité ou trop calme, enfant dépendant, etc, etc…autant de signes d’alerte précoces qu’il ne saurait être question de négliger. Ceci sera fait en prenant également en compte le rôle de l’enfant lui-même dans la mise en place de cette interaction et les différents facteurs individuels qui peuvent entrer en ligne de compte. Nous serons pour cela amenés à entrer dans le monde fantasmatique du jeune enfant qui tout en étant fantasmatique n’en aura pas moins ultérieurement des effets notoires alors même que la réalité est censée avoir depuis longtemps repris ses droits. La place du père devra également être réexaminée en particulier en tenant compte des évolutions sociales actuelles (familles monoparentales, recomposées, homosexuelles, etc.) et de ce que certains nomment depuis déjà un certain temps la faillite de la fonction paternelle. Nous verrons à cet effet la différence entre la « fonction », symbolique par essence, et l’individu-père, le géniteur, même si c’est à ce dernier que la fonction a jusqu’ici été traditionnellement dévolue. Nous serons donc amenés à faire le tour de la maltraitance infantile ouverte ou invisible, maltraitance étant entendue dans le sens de maltraitance de la subjectivation de l’adulte à venir. Nous examinerons ensuite les raisons et le rôle de la fidélité inconditionnelle et absolue de l’enfant à ses parents que l’on retrouve ultérieurement comme principal obstacle à la guérison tout comme moteur des futurs liens affectifs et sociaux sur lesquels sont transférés le modèle des premières relations.

Puis nous nous intéresserons à ces anciens enfants qu’un certain type d’interaction précoce amène à souffrir de différents troubles qui les amènent à consulter.   Car là encore, il va être question d’interaction patient-thérapeute, mode de relation très proche de la relation parent enfant. Transfert et suggestion étant les principales clés du succès thérapeutique, je vous proposerai de faire un rappel de la relation thérapeutique et ses moyens d’action depuis les thérapies religieuses, magiques, hypnotiques, et enfin la découverte du transfert comme mode de rapport humain universel particulièrement présent dans la relation thérapeutique, mais pas seulement .Un transfert inévitable et actif, même quand on choisit de l’éviter, le nier ou ne pas l’utiliser. Le sophrologue, même s’il ne pratique pas de psychothérapie est par là même concerné au premier chef. Nous verrons à cette occasion certains effets nocifs de cette ignorance, ainsi que certaines formes de déviances thérapeutiques induites par les croyances personnelles des thérapeutes, comme par exemple le syndrome des faux souvenirs. Ceci nous amènera bien sur à faire un détour par les concepts de neutralité et de bienveillance. Qui dit transfert, dit inévitablement contre-transfert, facteur qu’il s’agit de ne surtout pas négliger surtout quand il est inconscient. Nous serons pour cela amenés à considérer quelques « méfaits » du transfert dans le devenir des thérapies : interruptions brutales, enlisement, voire réaction thérapeutique négative, mais aussi les fausses guérisons, et au niveau du contre-transfert les effets produits par certains agissements « désagréables » de la part du patient qui sont autant de messages à décrypter.

Le tout sera sous-tendu par des exemples cliniques mettant en évidence la nature des interactions, qu’elles soient parentales ou thérapeutiques. Comme toujours questions et débats sont les bienvenus !

Les 15èmes Rencontres de la Fédération Française de Sophrologie (FFDS) auront lieu le 5-6-7 avril 2013

rencontres-sophrologie

Lieu : Le Domaine de Petite, 13450 Grans (près de Salon de Provence)

Vendredi : co-vision, échanges entre sophrologues et futurs sophrologues

Samedi matin : Christine Joannes, poids émois

Samedi A-M : Agnès Guilbaud, l'hypnose Erciksonienne : technique de traitement des allergies, détermination d'objectif avec un patient.

Dimanche matin : Anne Guttierez, le burn out

Dimanche A-M : Martine Massacrier, La problématique de l'adolescence

Coût : 100 euros pour les 3 jours. La journée de co-vision peut être suivie gratuitement.

1ère journée

Echanges autour de la pratique professionnelle de la sophrologie, co-vision, entraînements...

2ème journée

1. POIDS EMOIS

Qu'il s'agisse de 3, 10, 25 kilos ou plus, tout poids jugé superflu voire morbide, est source de souffrance pour celui ou celle qui le porte !

Au-delà du poids, il y a la forme du corps, son image qui inspirent du désamour, et toute entrée dans une cabine d'essayage, trop confrontante, peut vite faire monter les larmes... Mais souvent, ce corps mal aimé ne ressent que très peu ; encombrant, il ne trouve pas ses limites, il est nié... « Je ne voudrais être qu'une tête et rien d'autre... ».

Lourd à porter, tout poids indésirable est avant tout un symptôme, signe que « quelque chose ne va pas dans ma vie » qui n'a pas été suffisamment conscientisé, élaboré.

Bien sûr, la relation à la nourriture est souvent complexe, et les régimes faits de frustrations, de contrôles, et de promesses miraculeuses, n'apportent que déceptions et amplification du problème. Et après les restrictions, on se « lâche »... Et le cercle infernal pourra recommencer avec introduction d'une autre promesse miracle, de pilules amincissantes, une inscription dans une salle de gym... Il faut tout essayer ! C'est peut-être là le problème : essayer... donc ne pas y arriver... Et conclure qu'on n'a pas de chance, que c'est génétique, qu'on a de gros os, enfin que ce n'est pas notre faute...

En fait, chaque problème de poids a une histoire particulière : quelle était la place, le rôle de la nourriture dans la culture familiale ? Comment le corps était-il considéré dans la famille ? Quel événement ou contexte a déclenché une prise de poids importante ? De quoi ce poids protège-t-il, quel est son utilité ? Quelle place se donne la personne souffrant de surpoids ? Qu'est-ce que ce corps veut nous dire que nous n'entendons pas ?...

La démarche d'accompagnement que je mène depuis plusieurs années s'appuie sur plusieurs approches que j'adapte chaque fois selon les besoins, la situation, et le mode de fonctionnement et les résistances de la personne...

Systématiquement, la sophrologie est au rendez-vous : elle est fondamentale. Pour découvrir sa respiration, son corps vivant, son schéma corporel, se libérer de son stress, recourir aux visualisations, au geste signal... apprendre à manger en Pleine Conscience...

Ma deuxième approche est le Psychodrame, qui permet une mise en action d'une situation réelle, perçue ou imaginaire, (plutôt que d'en parler, on joue la situation). Le corps, les ressentis, les émotions reprennent une place privilégiée, et on lâche un peu la tête ! Le psychodrame permet de travailler sur le passé, le présent, le futur, de revisiter des perceptions erronées, de reprogrammer des attitudes anciennes... d'identifier tout ce qui fait obstacle à la perte de poids, et d'entrer en dialogue avec soi-même, avec son corps... et avec son entourage... et même avec son réfrigérateur ! Cette approche est particulièrement efficace en cas de boulimie et de grignotages... ou de difficultés relationnelles.

Le mandala est également une aide précieuse : doux dans sa pratique, il recèle une puissance formidable et accélère souvent des processus de changement, des synchronicités étonnantes... travaillé sur trois ou quatre séances, le mandala est un bon complément puisqu'il oblige lui aussi à « lâcher la tête ».

Quelques « recettes » et habitudes simples issues de l'approche Ayurvédique (auto-massages notamment) viennent compléter les séances, comme autant d'invitations à s'occuper de soi...

Aucune promesse de miracle, mais une invitation à cheminer, à se rencontrer, à éclairer, à ouvrir sa conscience, à reprendre la responsabilité de sa vie et à prendre soin d'un corps qui petit à petit cesse d'être un ennemi ou un inconnu encombrant, pour devenir un véritable ami.

Christine Joannès, sophrologue et psychothérapeute

2. Détermination d'un objectif et traitement des allergies en hypnose ericksonienne

« Comment j'ai intégré dans ma pratique de sophrologue l'hypnose. Notamment comment faire une bonne détermination d'objectif lors d'un premier rendez vous avec un patient.

Sophrologie et hypnose sont-elles si éloignées ?

Qu'est l'hypnose Erciksonienne ?

Qu'est la nouvelle Hypnose ?

Présentation de la technique des 'allergies'. »

Agnès Guilbaud, sophrologue, hypnothérapeute

3ème journée

1. La sophrologie, un outil de prévention de l'épuisement professionnel ou Burn out

Sophrologue installée à Aix en Provence depuis une dizaine d'années, je suis témoin d'une amplification de troubles de la santé résultant du travail chez des femmes et des hommes ne parvenant plus à surmonter leur stress professionnel.

E n effet, dans un contexte économique en perpétuelle évolution, au sein duquel la concurrence et la performance sont des préoccupations quotidiennes, le phénomène « d'usure » au travail est bien réel...

Désormais bien connu, l'épuisement professionnel ou Burn-Out peut s'emparer des travailleurs dans pratiquement tous les secteurs d'activités et ne cesse de se multiplier.

Aujourd'hui, la prévention du stress est l'un des risques majeurs auquel les organisations et entreprises doivent faire face, en prenant les mesures nécessaires pour assurer la santé physique et psychique des personnes.

C'est dans cette démarche, que j'ai orienté mes interventions en entreprises depuis 2007, répondant à des publics de professionnels en « mal de bien vivre au travail », et soucieux de trouver des solutions pour prévenir leur stress et les risques d'épuisement.

Ainsi, je vous propose de partager mes expériences de formatrice en vous exposant à titre d'exemple ce que la sophrologie associée à d'autres outils simples et pratiques peut apporter.

Comment élaborer une formation sur ce thème et encourager les personnes touchées par cette souffrance à en parler et se faire aider ?

Voici les principaux axes de réflexion que j'aborderai, mais c'est ensemble, sophrologues et acteurs de prévention que nous échangerons.

I Le Burn Out : c'est quoi au juste ?

II Etes-vous en Burn Out ?

III Comment prévenir le Burn Out ?

a) Place de la Sophrologie dans les outils de prévention

b) Découverte de stratégies complémentaires ludiques et efficaces ...

Dans l'attente de ces prochaines rencontres, toujours riches d'échanges d'idées, de liens forts, ne perdons pas de vue que donner du sens à son travail et y trouver du plaisir sont possibles !

Anne GUTTIEREZ, Sophrologue et formatrice

2. L'adolescence et ses dérives

« C'est l'âge bête » avait-on coutume de dire... Pourquoi bête ? Tout simplement parce que le portrait que l'on peut qualifier de « classique » de l'adolescent vu de l'extérieur nous amuse ou nous désole. Toutefois, s'il n'y a pas dans le développement un âge où la bêtise règnerait, il y a bien un passage délicat qui accompagne l'ultime mutation de l'enfant vers le stade adulte. Et si ce sont bien les transformations physiologiques de la puberté qui déclenchent ce que certains appellent la « crise d'adolescence », ce n'est pas seulement le corps qui se transforme, même si c'est la première chose qui saute aux yeux, c'est la personnalité toute entière. Car un réaménagement corporel aussi radical, ne peut avoir lieu sans être accompagné d'un réaménagement psychique tout aussi radical. Le Moi s'étaye sur les fonctions corporelles nous a appris Freud, tout changement dans le corps ne peut qu'entraîner un changement dans le psychisme. Un corps adulte, ayant acquis la maturité de ses fonctions sexuelles en particulier, ne peut se contenter d'un psychisme d'enfant. Or, tout changement comporte sa part de souffrance et de deuil, de résistance au changement, mais aussi bien sûr d'espoir. En tout cas il se fait dans le temps, un temps d'adaptation nécessaire, un temps d'intégration de ce nouveau corps et de séparation d'avec le monde le l'enfance et sa dépendance aux parents en particulier. C'est un travail difficile, qui porte son lot d'ambivalence entre une enfance qu'on ne veut pas quitter et un stade adulte qu'on voudrait déjà avoir atteint.

Et pendant ce délicat passage, similaire à la transformation de la chrysalide en papillon, à moins qu'on ne préfère parler comme Françoise Dolto, de « complexe du homard » temporairement privé de sa carapace, le moins que l'on puisse dire c'est que l'ado est « mal dans sa peau », ou plutôt mal dans cette nouvelle peau, ce nouveau corps qui ne correspond plus du tout vu de l'extérieur à l'image interne qu'il a de lui. Un nouveau schéma corporel, une nouvelle limite, bref une nouvelle peau qu'il scrute longuement dans le miroir, qu'il bichonne ou qui l'inquiète, à moins qu'il ne souhaite l'affirmer ou l'agresser avec diverses formes de « marquages corporels » dont le plus innocent est la tenue vestimentaire, sorte de seconde peau, le plus extrême le fameux « body art ». C'est aussi et surtout un corps qui le trahit, le prive d'espace intime en semblant révéler aux yeux de tous ce qui se passe au plus profond de lui, avec ses nouvelles formes, ses boutons, ses rougissements et autres manifestations visibles dont il se passerait bien ! Et ce qui se passe au fond de lui c'est l'irruption brutale d'une pulsionalité qu'il a du mal à maîtriser. Ce sont les pulsions sexuelles essentiellement qui le perturbent avec leur lot d'incestualité héritée de la sexualité infantile qui a bien voulu se mettre relativement en veilleuse pendant la phase de latence, et qui se réveille là brusquement avec une intensité jamais connue auparavant et avec en plus maintenant la possibilité d'être mise en acte. Cette sexualité et le réveil des pulsions œdipiennes qui vont avec le poussent à des attitudes coupables et honteuses, par exemple dans les rapprochements tendres avec les parents vécus avec gêne et parfois dégoût car de tonalité incestueuse.

De plus ce mécanisme qui l'habite est non seulement définitif et irréversible, mais incontrôlable, il ne peut que le subir de manière totalement passive. De cette passivité, comme de celle qu'induisent en lui ses besoins de dépendance, il a honte également, et qui dit honte dit également réaction contre la honte, parfois dans un contre-pied extrême dont il ne faut pas être dupe.

L'adolescence c'est aussi l'époque de la séparation la plus radicale qui soit, car elle est tout autant séparation de l'enfant que l'ado a été, que séparation d'avec les parents. C'est la dernière étape vers l'autonomie et cette étape lui fait peur, très peur parfois. Là aussi il s'agit de ne pas être dupe, plus la crise est violente, plus l'ado a du mal à se séparer, à renoncer à l'enfance et non l'inverse comme parfois ses conduites pourraient le laisser penser.

Donc l'adolescence selon ce point de vue est bien une crise, et non des moindres. C'est un véritable défi qui est lancé à l'ado qui a pour mission ni plus ni moins que de se reconstruire sur le plan narcissique-identitaire et intégrer ses pulsions. Mais c'est un défi qui pourtant devrait se surmonter, même avec des remous, car la crise adolescente est quand même avant tout une crise naturelle (au sens de programmée par la nature).

Force est pourtant de constater que certains n'y parviennent pas et restent en souffrance. C'est à eux que nous nous intéresserons plus particulièrement.

La raison en est simple : si l'adolescence est une crise, elle est aussi et surtout une étape, un passage, un moment parmi d'autres d'une évolution qui conduit tout un chacun de la totale dépendance infantile au statut d'adulte c'est-à-dire à l'autonomie. C'est un chemin d'évolution et d'individuation. Sur ce chemin on peut dire qu'il y a trois passages critiques car fondamentalement structurants :

- Le premier se situe autour du sevrage, du moment de la fin de la fusion mère/ enfant et la reconnaissance de ses limites propres et de celles de l'autre, de la séparation des individus.

- Le second est l'Œdipe, apogée de la sexualité infantile, dont le rôle fondamental est de parfaire cette reconnaissance de la séparation en intégrant au-delà de la différence des êtres, celle des sexes et des générations, l'interdit de l'inceste, fondamental dans toute société, et la constitution de l'instance morale surmoïque qui est l'intériorisation des interdits parentaux.

- Le troisième est effectivement la « crise adolescente »

Ces trois étapes sont en totale interdépendance, le ratage de l'une influençant très négativement les suivantes. C'est particulièrement vrai pour l'adolescence qui va être le véritable révélateur de ce qui n'a pu se résoudre auparavant, qui va mettre au grand jour les failles préexistantes demeurées parfois jusque là invisibles, celles de l'ado tout d'abord, mais aussi parfois celles de la pathologie familiale toute entière. En clair, le « ratage » de l'adolescence est celui du développement tout entier et non pas de l'évènement ponctuel « adolescence ». C'est assez facile à comprendre : au plus l'ado sera narcissiquement fragile, au moins il aura pu se constituer une identité solide, au moins il supportera les chamboulements majeurs qui viendront remettre totalement en cause un équilibre déjà précaire. Au plus il sera dépendant, au moins il supportera la séparation, ou alors lui demandera-t-elle des efforts extrêmement violents.

On pourrait dire que l'ado rejoue ses problématiques infantiles, mais avec des moyens d'adulte : il ne vole plus des bonbons mais de l'argent, il ne fait plus un caprice, il devient violent voire délinquant, et quand il cherche ses limites, ce n'est plus en « faisant son intéressant » , ou plutôt si, mais cette fois il peut pour cela mettre sa vie en danger. Les moyens changent, les motivations profondes restent les mêmes.

Après avoir fait un tour d'horizon du processus adolescent et de ses particularités, nous tâcherons de faire le tour des excès de l'adolescence en souffrance, et de la difficulté qu'il y a à mettre une ligne de démarcation entre ce qui est du à la simple crise adolescence et ce qui est réellement pathologique. Nous aborderons donc :

- L'entrée en schizophrénie à l'adolescence

- Le passage à l'acte

- La dépression

- La toxicomanie

- Les troubles des conduites alimentaires

- Les conduites auto et hétéro agressives

- La délinquance

- La dépendance, l'interminable adolescence.

- Les fugues

- Les conduites à risque, les conduites ordaliques, le jeu avec les limites

- La phobie scolaire....etc.

Mais nous parlerons aussi du principal interlocuteur de l'adolescent : le parent. Car la souffrance parentale face à un adolescent perturbé existe bel et bien, des parents totalement démunis, dépassés, qui ne comprennent plus ce qui arrive et culpabilisent de cet échec, ou au contraire rejettent de manière radicale ce « délinquant », ce fauteur de troubles qu'ils ne comprennent plus, qu'ils ne reconnaissent plus comme leur enfant. Des parents qui parfois refusent aussi de voir leur enfant grandir ou rivalisent avec lui dans un mythe de jeunesse éternelle à laquelle ils refusent de renoncer. Des parents- copains qui ne sont de ce fait plus des parents, ou des parents autoritaristes qui s'opposent à la nature de l'humain qui demande avant tout de grandir. Des parents anxieux (une anxiété que l'ado se plait à exacerber) qui n'osent pas le laisser faire ses propres expériences et maintiennent de ce fait une relation de dépendance qui au fond arrange tout le monde... Des parents à qui on a oublié de dire que l'ado doit pour grandir se livrer à un meurtre symbolique auquel ils ont le devoir de survivre. Et qui ignorent très certainement qu'une grande partie des conduites extrêmes de l'adolescent, de ses provocations ont pour but essentiel de les tester sur leur capacité à lui résister, et à rester avant tout eux-mêmes dans la tourmente. Car si l'ex-enfant se faisait beaucoup d'illusions sur le statut d'adulte idéalisé, donc sur des parents eux-mêmes idéalisés, cette illusion vient de tomber, et il cherche désespérément à savoir s'il reste encore quelque chose sur quoi s'appuyer, quelque chose qui lui fournirait la sécurité de base qui lui permettrait d'aller plus loin dans son évolution.

Nous évoquerons pour finir l' « adolescence gelée » ou la crise qui ne se fait pas, ne peut se faire car le sujet est trop fragile pour la supporter et préfère sauter directement dans une pseudo maturité adulte, et se construire un personnage factice apparemment bien adapté, mais une adaptation de surface qui cache mal l'immaturité profonde de la structure.

Martine Massacrier, sophrologue, spécialiste en psychothérapie de l'adulte

Les 16èmes Rencontres de la Fédération Française de Sophrologie (FFDS) auront lieu les 4-5-6 avril 2014

rencontres-sophrologie

Lieu : Le Domaine de Petite, 13450 Grans (près de Salon de Provence)

Programme

Vendredi matin : La fibromyalgie avec Valérie Giacometti
Vendredi après-midi : A.I.S les portes d’entrée avec Anne-Marie Soupizon
 
Samedi matin : La gestion des émotions avec Anne Guttierez
Samedi après-midi : « Les caprices de Cupidon : de la rencontre à la scène de ménage » avec Christine Joannès, 
 
Dimanche: Les bases de la psychologie + travail en petits groupes avec Martine Massacrier

Coût

100 euros les 3 jours
 

La séance « les Portes d'entrée » avec Anne-Marie Soupizon

Objectifs : 

- Permettre a une partie atteinte de se remettre en lien avec le mouvement général de l'organisme. 
- Dynamiser les autres composants de ce que je suis à cet instant, sans hiérarchie, à ma vitesse, avec mes choix (créativité) et en connaissant mes portes d'entrée et de sorties !!
 

1.  Pendant les entraînements sophrologiques :

- Nous observons les correspondances entre notre physique, notre affectif, notre mental,
- Nous constatons comment vivre au mieux l'instant présent en choisissant nos « résonances» passées et en anticipant positivement nos événements futurs,
- Nous prenons conscience de notre «  météo » du moment et de l'état des lieux : De ce que j'appelle «  ma porte d'entrée » qui peut être physique, affective, mentale, et comment rétablir le mieux possible un état global «  amélioré »
 

2. Méthode

- A. Observations avec les 4 premiers degrés de la sophrologie et le schéma de Jung
- B  Correspondances des signaux, des clignotants (porte d'entrée) avec le reste de ce que je suis,
- C Mise en place des aides sophrologiques avec ma nouvelle porte d'entrée aidante
 

3. Proposition de séances avec des thèmes de la vie de tous les jours,

- La fatigue,
- Le regard des autres
- Possibilité d'autres thèmes proposés par les personnes présentes ce vendredi 4 avril
 
 

Initiation à la psychopathologie avec Martine Massacrier (dimanche)

Le but de l’intervention est de donner un aperçu forcément très synthétique, de la psychologie et par suite de la psychopathologie de l’être humain, afin de mieux cerner la problématique profonde des personnes faisant appel à un sophrologue, au-delà du motif de consultation mis en avant.
L’abord est psychanalytique, donc part du principe que les différents symptômes auxquels nous avons à faire ne sont pas de simples phénomènes gênants à éliminer coûte que coûte mais bien un langage à décrypter comme la meilleure solution que l’individu a trouvé d’exprimer sa problématique inconsciente et de la gérer à un moment donné de sa vie ou sur le plus long terme. 
 
Nous partirons donc du principe que l’histoire personnelle du sujet l’a conduit à ne pas dépasser ou dépasser de manière inadaptée certains stades de son développement. 
Ces « ratés » dans son histoire, gravés dans son inconscient comme toujours actuels, le poussent à utiliser un certain nombre de fonctionnements régressif à l’origine d’une mauvaise adaptation à la réalité et bien sûr génèrent la souffrance qui le pousse à consulter.
Pour mieux repérer ces « points de fixation » à l’origine des symptômes nous partirons de l’exposé des principales théories du développement psychique de l’individu depuis sa naissance jusqu’à l’âge adulte (Freud, Winnicott, Klein, Bion….).
 
Puis nous verrons comment à tel achoppement correspond une pathologie particulière et comment elle s’exprime dans la relation au monde et le lien intersubjectif. Ainsi nous décrirons :
- La psychose (autisme, schizophrénie, paranoïa, psychose maniaco-dépressive) ou la non différenciation monde interne/ monde externe.
- La perversion narcissique ou la défense contre la psychose par expulsion chez l’autre des conflits ingérables en soi. 
- Les psychoses blanches (sans délire)
- Les personnalités psychosomatiques
- La grande catégorie des personnalités « état limite » ou « borderline » avec leur propension au passage à l’acte faute d’une mentalisation suffisante pour gérer les conflits internes, leur propension à la toxicomanie et à la dépendance sous toutes ses formes, et la relation entièrement dépendante du monde extérieur qu’ils établissent, leur problématique narcissique et identitaire.
- La névrose où les aléas de l’Œdipe.
 
Pour chaque cas sera exposé la sémiologie (ou présentation générale de l’individu), les systèmes de défense à l’œuvre, la vision du monde qui en découle, les problématiques intrapsychiques, les symptômes, la nature de l’angoisse, etc…
La seconde partie de l’intervention sera plus interactive, sorte de « travaux pratiques » de ce qui aura été vu : plusieurs cas cliniques seront ainsi mis en discussion afin d’appréhender le diagnostic (relativement) rapide sur des points clés, et surtout pour voir comment les différentes problématiques interagissent les unes avec les autres pour faire de chaque cas un cas unique.
 

30-31 mars et 1er avril 2012 - Le Domaine de Petite, Grans (près de Salon de Provence)
Vendredi 30 mars : co-vision
Samedi 31 mars (matin) : Malvina Girard, la sophrothérapie
Samedi 31 mars (A-M) : Gérard Cervi, l’Hypnose : la technique de Rossi
Assemblée Générale de la FFDS : le samedi 31 mars à 17H30
Dimanche 1er avril (matin) : Anne Guttierez, douleur et souffrance, prise en charge du sujet douloureux
Dimanche 1er avril (A-M) : Martine Massacrier, L’angoisse

COÛT DU STAGE :

100 euros pour 1, 2 ou 3 journées (la journée de co-vision est gratuite pour tous les membres de la FFDS)

HORAIRES :

Horaires 1ère journée (30 mars): 9H15 – 12H15 et 14H30 - 18H00
Horaires 2ème journée (31 mars) : 9H00 – 12H15 et 14H00 – 17H15
Assemblée Générale de la FFDS (31 mars) + Apéritif: 17H30 - 19H30 (tous les adhérents sont conviés à l’AG)
Horaires 3ème journée (1er avril): 9H00 – 12H15 et 13H45 – 17H00

1ère journée

Echanges autour de la pratique professionnelle de la sophrologie

2ème journée

1. LA SOPHROTHERAPIE

Dans mon métier de sophrologue et de psychothérapeute, les patients qui viennent consulter ont souvent des demandes diverses et variées.
Certains expriment clairement leurs souffrances émotionnelles, leurs demandes sont précises (stress, phobies, troubles du comportement, difficultés relationnelles, dépression, maladies…). D’autres vivent un malaise diffus qu’ils ont du mal à définir et à identifier.
D’autres encore, souhaitent plutôt s’engager dans une démarche de connaissance de soi pour mettre à jour leurs talents cachés, leurs créativités, prendre conscience de leurs valeurs et réaliser leurs aspirations.

Si certaines demandes exigent un réel accompagnement psychothérapeutique, d’autres font plus appel au développement personnel. Mais pour la plupart d’entre elles, ces deux méthodes thérapeutiques se complètent, s’interpénètrent et s’avèrent nécessaires car elles possèdent des similitudes : elles améliorent toutes les deux la connaissance de soi, tiennent compte des valeurs du patient et l’aident à modifier certains comportements. Une psychothérapie s’effectue progressivement ou s’achève inévitablement par un travail sur les valeurs personnelles, le style de vie et la recherche du bien-être.
C’est dans ce cadre qu’intervient la richesse de nos outils de sophrologue.

Bien sûr, nous connaissons tous l’efficacité du premier et second degré, le recouvrant qui s’apparentent plus aux techniques comportementales et cognitives. Mais il y a aussi, tout le troisième et quatrième degré, le découvrant (je ne reviendrai pas ici sur l’intérêt croissant pour la méditation) et sa palette de séances qui vont nous permettre :

-    de partir à la découverte de soi (se découvrir, se connaître, s’accepter tel que l’on est).

-    d’assouplir toujours et encore nos perpétuels mécanismes de défenses, nos résistances si utiles à un moment, mais si difficiles à abandonner maintenant : c’est prendre conscience de leur existence, de leur processus, les comprendre, les accepter, les vivre pour y renoncer et s’en libérer. C’est modifier son état intérieur pour mettre en place autre chose, pour être et vivre autrement.

-    de retrouver sans culpabilité sa voie, ses aspirations, ses ressources et qualités, ses projets.

Je vous propose donc lors des prochaines rencontres de la fédération, de revoir et découvrir ensemble toute l’utilité et la pertinence de ces séances :

-    les connues comme : l’analyse vivantielle, l’ombre, la personna, les quatre invités, la sophro intégration mnésique, le rêve éveillé…

-    les nouvelles peut-être comme : le héros, les rêves d’enfant, l’enfant intérieur, le
sage, l’ombre 2, l’arbre, ses peurs, la culpabilité, ses besoins, ses désirs, ses aspirations, ses qualités, le meilleur de soi, ses priorités, le oui et le non, le pardon, le merci, le masculin, le féminin, construire sa nouvelle maison.

C’est bien sûr tout l’art de l’accompagnement qui nous permettra de proposer au moment souhaitable, la séance qui soulagera le patient : celle qui tiendra compte de son état intérieur, de son histoire, de son évolution, de ses blocages et difficultés, pour l’aider simplement à franchir les étapes avec ce qu’il sait et ce qu’il est au plus profond de lui.

Ensemble nous verrons combien la sophrothérapie est si précieuse pour nous aider à prendre conscience de nos limites (peurs, blessures, croyances, doutes…), de nos ressources, de nos rêves, de nos désirs, de nos espoirs et ainsi continuer à se retrouver.
Malvina GIRARD, sophrologue.

2. L’hypnose Ericksonienne : Hypnose et accompagnement du changement

Qu’est ce que l’hypnose? Peut être tout simplement une façon écologique et naturelle de parler à une partie de nous qui nous échappe, l’Inconscient. Ce dernier, qui gère tout un panel de situations, est capable de nous accompagner à certains moments de notre vie, quand nous avons besoin de changer.

De manière consciente, nous savons que nous voulons changer mais sans savoir comment. Quelque chose bloque en nous, quelque part... et nous tournons en rond. De plus, le changement fait parfois peur. Nous préférons rester dans une situation peu satisfaisante mais que nous connaissons bien, plutôt que de changer pour mieux, dans un monde qui nous est inconnu.

Alors, pour peu que la personne ait une démarche volontaire, l’hypnose permet d’aller dans cette partie inconsciente de nous où finalement les règles à comprendre sont simplement différentes de celles que nous appliquons tous les jours.

Changer consciemment, c’est changer sur un court terme, sans prendre en compte les différents signaux et symptômes de fond. Changer avec l’aide de notre inconscient, c’est s’assurer que le changement souhaité se fait de manière profonde et durable.

Partant du principe que l’inconscient n’agit que si on lui demande, l’hypnothérapeute va guider la personne pour trouver et demander à son inconscient de faire les choses différemment et en mieux.

Je vous propose de découvrir pendant notre échange une approche des différentes sortes d’hypnoses. Nous ferons ensemble des exercices directement applicables auprès des personnes que vous accompagnez et enfin nous voyagerons ensemble dans le monde de l’hypnose humaniste, l’hypnose de l’ouverture de conscience....

3ème journée

1. La Sophrologie dans l’approche de la douleur et de la souffrance

C’est en 2004 que j’ai débuté mes interventions en sophrologie auprès de patients en clinique et EHPAD. Ma démarche s’inscrivait dans un désir de rejoindre le domaine médical en apportant mon savoir faire et mon savoir être en dehors de mon cabinet. Travailler en équipe, avancer ensemble dans la bienveillance, partager ce goût des autres, voici ce qui m’enrichit encore et toujours …
Au fil de ces années, témoin de l’expression de la douleur et de la souffrance chez certains, j’ai enrichi ma pratique de sophrologue dans l’approche thérapeutique pluridisciplinaire.
Et chaque rencontre singulière, précieuse,  m’a aidée à comprendre que dans cette relation thérapeutique il faut une alliance de travail mais avant tout une relation humaine à part entière. Et c’est cette rencontre qui devient le point central dans la prise en charge du sujet douloureux.
Il s’agit d’une femme, d’un homme qui a une histoire, une histoire avec sa douleur, des représentations, des angoisses et des expériences douloureuses antérieures.
En réalité, un vécu partagé mais fondamentalement non partageable car on ne peut ressentir, ni imaginer la douleur de l’autre qui est par essence une expérience unique que l’on vit seul.

Alors que peut apporter la Sophrologie dans les différentes dimensions de la douleur et de la souffrance ?
Pour cela, je vous propose de :
- Rappeler les mécanismes physiologiques et physiopathologiques à l’origine des douleurs aigües et chroniques ;
- Connaître les méthodes d’évaluation et de traitement des douleurs ;
- Tenir compte de l’expression émotionnelle de la personne et de son entourage ;
- Situer la Sophrologie dans les techniques non médicamenteuses en réponse à la plainte douloureuse ;
- Créer un atelier de conscience corporelle  « Du corps douloureux au corps ressource » ;
- Partager autour d’études de cas : personnes atteintes de cancer,  personnes souffrant de fibromyalgie, personnes obèses avec douleurs articulaires,  individus migraineux, douleurs chroniques post opératoires.
Dans l’attente de partager nos expériences
Anne Guttierez, Sophrologue et formatrice à Aix en Provence

2. L’angoisse

En tant que sophrologues, nous sommes très souvent sollicités pour intervenir sur le « stress ». Ce fameux stress tellement banalisé de nos jours ( et même parfois valorisé comme composante à part entière d'un individu efficace et performant, qui se doit d'être « surbooké » pour prouver sa valeur et son implication), est loin d'être comme on a tendance à le croire uniquement du à des évènements extérieurs, loin s'en faut ! La plupart des manifestations de ce qu'on appelle « stress » et que nous préfèrerons dans un cadre psychopathologique appeler « angoisse », manifestations allant de la simple anxiété à la crise de panique voire à la décompensation complète de la personnalité, trouvent leur origine dans les conflits internes de l'individu, éventuellement révélés par les pressions de l'environnement.

L'angoisse est révélatrice et partie prenante de la structure de la personnalité que nous sommes amenés à traiter. Elle est d'ailleurs un des éléments clefs du diagnostic. C'est dire qu'il n'y a pas une mais des angoisses, qui diffèrent entre elles moins par leur manifestations physiologiques que par leur source et les conflits spécifiques qu'elles révèlent : angoisses psychotiques de morcellement, d'engloutissement, paranoïdes, angoisse borderline d'abandon, de séparation, ou encore angoisse névrotique de castration (entendre par ce mot « perte » au sens large svp !).

Qui dit angoisse dit défense contre l'angoisse et c'est souvent à ces défenses qu'on en repère l'origine, en cela qu'elles nous donnent un « profil-type » de personnalité, un certain « caractère », une certaine manière de fonctionner et d'entrer en relation avec l'autre qui le définissent.

Mais on ne peut parler d'angoisse sans parler non plus de ces angoisses non ressenties par celui qui en est affecté. C'est le cas dans les perversions. Ce sont aussi les angoisses somatisées, donc évacuées de manière exclusivement ou quasi exclusivement corporelle, témoin de cela les personnes qui semblent retrouver la sérénité lorsqu'on leur délivre un diagnostic de maladie grave alors même que c'est là que l'angoisse aurait tout lieu d'apparaître. Ce sont les angoisses « agies » ou le passage à l'acte vient les évacuer tout en empêchant la prise de conscience de leur nature, voire les angoisses « expulsées » sur l'entourage, comme dans le cas de certaines personnes qui ne préservent leur équilibre précaire qu'en semant inquiétude, perturbation et zizanie autour d'eux.

Je vous proposerai dans cet exposé, de faire en premier lieu un bref historique des théories de l'angoisse, suivi de l'examen des différentes formes d'angoisse et leurs défenses associées. L'angoisse évolue au cours du temps et de la construction psychique de l'individu ce qui veut dire que nous sommes tous passés par des angoisses psychotiques, borderline et névrotiques, donc forcément qu'on en retrouve la trace chez tout un chacun : ainsi un névrosé peut tout a fait avoir un moment de dépersonnalisation (donc d'angoisse psychotique) sans être pour cela psychotique. La plupart du temps nous avons même un « cocktail » d'angoisses comme par exemple une angoisse de séparation sur fond d'angoisse d'effondrement ou une angoisse de castration sur fond d'angoisse d'abandon. Nous étudierons donc l'angoisse dans sa dynamique évolutive au cours du temps, et en rapport avec les mécanismes de fonctionnement et la vision du monde prédominants à l'époque de la construction de la psyché à laquelle elle se réfère. Nous suivrons donc le nourrisson aux prises avec ses angoisses de morcellement, de dissolution, que seule la « mère suffisamment bonne » peut contenir, qui passera par le sevrage , la séparation, le « deuil originaire » où il reconnaîtra l'autre dans sa dimension d'altérité et l'angoisse de perdre cet autre à peine trouvé (angoisse d'abandon), enfin le jeune enfant qui sur son chemin de l'autonomie devra affronter le conflit œdipien et l'angoisse de castration, longtemps reconnue et traitée comme seul modèle d'angoisse chez les gens dits « normaux ». Nous verrons en parallèle comment une fixation à telle ou telle étape de ce développement, avec l'angoisse qui y est associée se manifeste chez l'adulte, donc comment la reconnaître.

Enfin, nous tenterons de voir comment réagir par rapport à ces différents types d'angoisse en tant que sophrologues. Par exemple si une SAP classique peut être tentée d'emblée sur une personnalité névrotique et même une bonne partie des personnalités borderline, il n'en est pas forcément de même pour les structures plus fragiles où la confusion réel/imaginaire est telle que l'affrontement à la situation anxiogène, même en visualisation peut avoir des effets pathogènes et où un long travail de consolidation du Moi sera nécessaire avant d'aborder ce type d'AIS , et à plus forte raison les techniques de prétérisation !

Pour rendre cet exposé le plus interactif possible, je tâcherai de limiter la partie théorique au strict nécessaire afin de laisser une part la plus large possible à vos « cas cliniques » qui viendront, je l'espère nombreux, enrichir cette réflexion autour de l'angoisse.

Martine Massacrier, sophrologue

Thème des 12èmes RENCONTRES de la FFDS : L’ENERGIE

26-27-28 mars 2010 - à Grans (13) (près de Salon de Provence)


Vendredi 26: co-vision avec Thierry Loussouarn et Dominique-Marie Périnet
Samedi 27 : 1. Sophrologie et entreprise. 2. PNL

Assemblée Générale de la FFDS : le samedi 27 à 17H30

Dimanche 28 : 1. La sophrologie pour les enfants. 2. Les états limites

LIEU :

Le Domaine de Petite, Grans (13)

COÛT STAGE :

110 euros pour 1, 2 ou 3 journées (la journée de co-vision est gratuite)

HORAIRES :

Horaires 1ère journée (26 mars): 9H30 – 12H30 et 14H30 17H30

Horaires 2ème journée (27 mars) : 9H00 – 12H15 et 14H00 – 17H15

Assemblée Générale de la FFDS (27 mars) + Apéritif: 17H30 - 19H30 (tous les adhérents sont conviés à l’AG)

Horaires 3ème journée (28 mars) : 9H00 – 12H15 et 13H45 – 17H00


Programme 1ère journée Co-vision :

Echanges autour de la pratique de la sophrologie (groupes et entretiens individuels)

Programme 2ème journée (matin): « SOPHROLOGIE & ENTREPRISE» avec Chrystelle GIRARD RINALDINI, Consultante/ Sophrologue & Sophro-analyste

I/Identifier et analyser une demande entreprise

Les différents types de demande entreprise et les formes de réponses possibles.

II/Répondre à une demande entreprise

Concevoir la réponse formation en fonction de la demande client

Réaliser la proposition formation (les incontournables)

Les outils clés en sophrologie à adapter en entreprise

Animer la formation et gérer le groupe

Principes & modalités d’animation

Difficultés les plus courantes.

III/Suivre et pérenniser une demande entreprise.

Facturer la prestation

Connaître les prix moyen de facturation selon les types d’animation et les modalités de règlement

Suivre l’action

Suivi des stagiaires

Suivi commercial

Programme 2ème journée (après-midi) : Approfondir les techniques de la PNL avec Sophie Rabito

Les objectifs :

  • Pour mieux communiquer et acquérir une souplesse de comportement
  • Pour opérer un changement sur soi
  • Pour conduire efficacement des techniques de changement dans le cadre d'une relation d'aide dans le respect des valeurs de chacun.

Le programme :

La PNL a codifié un certain nombre de modèles (ou schémas structurels) pour décrire la complexité humaine

Voici quelques thèmes qui seront abordés et qui correspondent à la mise en pratique de nouveaux outils efficaces suite à ma formation de technicien par ‘’Formation Evolution et Synergie’’ en Avignon.

Ce que le mot veut dire : PNL

Les présupposés qui lui servent d’hypothèses de travail

Les 5 principes de base de la PNL

Le fonctionnement d’une intervention en PNL ou l’escargot du changement

Les prédicats et le Méta-modèle linguistique

L’arbre de la PNLQuestionner E.P/E.D/ECOLOGIE pour établir un objectif, un but, une finalité

Comment améliorer l’efficacité des ancrages de ressources (CE/PI/EI)

Le cercle d’excellence

Techniques de changement : la stratégie de la motivation pour changer des comportements ...

Et encore des SURPRISES car la formation de praticien se termine en février 2010

Pédagogie :

J’ai l’intention de la baser sur une alternance de présentations théoriques avec des photocopies et de démonstrations ou exercices pratiques pour mieux intégrer et partager le feed-back.

Programme 3ème journée : Dimanche matin, Malvina Girard

« La sophrologie, c’est vraiment un truc super pour les enfants. Dis-moi, Malvina, ça existe aussi pour les grands. »

Travailler avec les enfants c’est un vrai plaisir et faire de la sophrologie avec eux, une vraie passion. Tous les jours, je découvre combien cela leur correspond, à tel point que certains pensent que ça n’existe que pour eux.

C’est tout d’abord par les exercices dynamiques, par des jeux d’équilibre, de contraction - relâchement, par l’observation des sensations qui s’expriment, par la découverte de son anatomie pour comprendre son corps que l’enfant va découvrir, redécouvrir et renforcer son schéma corporel.
C’est ensuite par la respiration qu’il va pouvoir apprendre à évacuer, à libérer ses émotions qu’il a si souvent du mal à exprimer par les mots.

Ce sont enfin, par la relaxation et les activations qu’il va prendre conscience positivement de son corps et de ses sentiments, relâcher en toute confiance et réveiller ses potentialités, ses ressources enfouies, en créer de nouvelles et ainsi se construire avec une nouvelle image, une image pleine de confiance et d’estime : c’est le « tout est possible » si cher à la sophrologie.

C’est en passant par l’ici et maintenant, par ce qu’il vit, découvre et l’amuse au fur et à mesure des séances qu’il pourra se projeter plus positivement dans l’avenir avec une image de lui plus positive et l’amener progressivement à l’autonomie :

- Le laisser choisir les exercices (les jeux) qu’il aime, accepter le refus de certains exercices, l’amener à inventer les siens en toute conscience (les muscles nécessaires à la position choisie, les sensations qui sont là…), les effectuer avec lui, lui prouvent la confiance qu’on a en lui, l’encouragent et le valorisent.

- Lui proposer régulièrement de mener la séance avec ce qu’il a appris, lui permet de s’approprier efficacement les outils proposés.

C’est l’amener à prendre conscience que tel ou tel jeu lui plaît, pourquoi il l’apprécie, en quoi il lui fait du bien, l’apaise pour lui permettre ainsi de le réutiliser dans son quotidien : QUAND IL EN A BESOIN. C’est lui apprendre tout simplement à repérer ses besoins, les exprimer et y répondre.
Et c’est précisément le souvenir de tel ou tel exercice, d’un enchaînement particulier, personnel, ce souvenir vécu à différents moments qui lui permettra de répondre a ses besoins futurs :
« Car derrière chaque tension il y a une frustration (tonus d’appel ou tonus de défense), derrière chaque frustration il y a une attente non satisfaite, derrière chaque attente il y a un manque, derrière chaque manque il y a un besoin. » Jean-François FORTUNA.
Cette évolution va se faire progressivement car il y a des résistances, des aménagements, des phénomènes régressifs, il faut de la patience, de l’écoute, de l’attention. Il faut lui laisser le temps de franchir ces étapes à son rythme avec sa conscience, là où il en est à ce moment présent. Etre convaincu que l’intégration va s’effectuer petit à petit quand il sera PRET (d’où l’importance de la répétition de peu d’exercices qu’il affectionne plus particulièrement, on les reprend systématiquement séance après séance en lui proposant quelques nouveaux).
Chaque fois, c’est un pas supplémentaire qu’il fait en toute confiance vers l’autonomie.
Chaque situation nouvelle peut faire peur et chaque vécu peut parfois déclencher une mini crise. La libération implique un changement dans la façon de se situer par rapport aux autres, une modification dans le comportement. Il faut choisir. Or, choisir implique de renoncer, continuer comme avant ou abandonner d’anciennes habitudes (de se comporter, de penser, d’être…), ce qui parfois peut-être source de culpabilité (avec sentiments de perte, solitude, et tristesse si non exprimés) ou de peur (peur de l’inconnu, peur de ne pas y arriver…). C’est tout un travail de deuil, qu’il faut accompagner dont il faut respecter les étapes nécessaires. Prendre son temps pour lui laisser le temps tout en le rassurant (ainsi que les parents), d’exprimer à sa manière, qu’elle soit corporelle ou verbale, tout ce qu’il vit, légitimant ainsi ses sentiments.
Et c’est toute notre capacité à lui faire confiance, à l’encourager dans la bienveillance, à nous faire confiance, qui renforceront l’alliance, la confiance qu’il a en nous, en lui, en celle des autres et en la vie. Pour un jour le voir franchir notre porte plein d’assurance.
C’est donc à travers la sophrologie que j’accompagne ces enfants sur ce chemin, une expérience qui chaque jour m’enrichit et sur laquelle j’aurais le plaisir d’échanger avec ceux qui le souhaitent lors des prochaines rencontres de la Fédération.

 


Dimanche après-midi : Martine Massacrier.

1) L'évolution du psychisme la 1° année de la vie :

- la dyade mère-enfant et l'état de fusion originaire où l'enfant ne se sent pas séparé du monde qui l'entoure, est son propre univers, le narcissisme absolu et le sentiment de toute puissance qui en découle

- la prise de conscience de l'existence de l'autre, différent de soi et par là même de soi comme individu séparé.

- le deuil originaire, modèle de toutes les séparations à venir.

- l'angoisse de séparation

- la fixation des états limites à cette période archaïque de la vie : ayant dépassé le stade à proprement parler fusionnel, ils ont échappé à la psychose, mais ont "buté" sur la séparation susceptible de les mener à s'individualiser totalement. Si le développement suit apparemment son cours de manière normale, ils resteront des "enfants dans un corps d'adulte" avec la prédominance d'une très forte immaturité affective et des mécanismes de défense très archaïques, datant de cette première année de vie.

2) Symptomatologie des états-limites:

- Des mécanismes de défense archaïques qui gèrent un rapport au réel inadapté : clivage, déni, projection, identification projective, idéalisation primitive.

- L'angoisse de dépendance en conflit avec une forte propension à rechercher les relations de dépendance

- Le manque de contrôle pulsionnel, les compulsions, les addictions

- Des relations anaclitiques qui prennent l'autre comme support, l'autre étant en quelque sorte leur "colonne vertébrale" (l'autre pouvant être un individu, un toxique, une idéologie, etc...)

- Une pathologie du narcissisme avec une estime de soi extrêmement faible

- Un Idéal du Moi démesuré auquel ils se mesurent et qui aggrave encore le déficit de leur estime d'eux-mêmes

- Des limites floues entre dedans/dehors, moi/l'autre, réel/imaginaire.

- L'abandonnisme

- La dépression, une épée de Damoclès au dessus de leur tête

- L'incapacité à élaborer leurs conflits, à prendre conscience de leurs émotions, ressenties comme des vagues malaises, des tensions, un sentiment de vide intérieur.

- L'évacuation de ces tensions non élaborées dans des passages à l'acte compulsifs.

- Une absence de culpabilité, mais une forte propension à la honte sociale parfois génératrice de phobies

- Le conflit angoisse d'abandon/angoisse d'intrusion et l'impossibilité de trouver la bonne distance relationnelle

- Le "faux self" ou personnalité "as if" : une apparente hyperadaptation de surface, un masque qui cache la réelle faiblesse du moi et trompe bien des thérapeutes !

3) La relation thérapeutique prise comme théâtre d'une pathologie impossible à élaborer qui se rejoue dans l'agir sur le thérapeute.

- la distance relationnelle : ni trop près ni trop loin pour éviter de réveiller les angoisses.

- L'écueil d'une relation qui ne touche que la surface de la personne sans accès à son Moi réel

- Les ressentis du thérapeute face à ces patients déconcertants sur qui rien ne semble avoir de prise.

- Nécessité et impasse du rôle maternel

- L'agir comme moyen d'expression

- La nécessité d'être un réceptacle pour les émotions du patient, et les lui restituer élaborées.

- La rage narcissique.


Réservation :

Faites-nous parvenir un chèque de 50 euros libellé au nom de la FFDS; il ne sera encaissé qu’en mars 2010.

Dans le prochain numéro de ‘Sophrologie et Conscience’, vous trouverez une fiche de réservation pour l’hébergement et/ou les repas. Voir plus bas les tarifs du Domaine de Petite.

 


 

Inscription

Inscription-Rencontres-FFDS-2010 Rencontres

TARIFS Domaine de PETITE à Grans

Les tarifs sont susceptibles d’être réévalués en janvier.

Avec hébergement    
 
1 personne par chambre
2 personnes par chambre
Pension complète
(1 nuit + petit déjeuner et 2 repas)
   
Lavabo
Douche
Douche - WC
44
51,50
54
39
45
47
     
Sans hébergement    
Déjeuner: 12,90    
Dîner: 12,30    
     
Suppléments    
Draps: 4
Serviettes de toilettes : 2,50
Vous pouvez emporter vos draps et serviettes.
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6-7-8 mai 2011 - à Grans (près de Salon de Provence)

Vendredi 6: co-vision avec Thierry Loussouarn et Dominique-Marie Périnet et tous les sophrologues présents

Samedi 7 (matin) : Peurs et phobies avec Malvina Girard, sophrologue.

Samedi 7 (après-midi) : La technique brève du recadrage en 6 points avec Sophie Rabito, sophrologue et Praticienne PNL et Marilyne Théry, sophrologue-Coach, formatrice MP PNL.

Assemblée Générale de la FFDS : le samedi 27 à 17H30

Dimanche 8 (matin) : Proposer, concevoir et animer des séminaires ou journées thématiques autour de la Sophrologie avec Chrystelle Girard Rinaldini, sophrologue, consultatnte, formation entreprise

Dimanche 8 (après-midi) : Les mécanismes de défense avec Martine Massacrier, sopohrologue.

LIEU :

Le Domaine de Petite, Grans (13)

COÛT STAGE

100 euros pour 1, 2 ou 3 journées (la journée de co-vision est gratuite pour tous les membres de la FFDS)

HORAIRES :

HORAIRES 1ère journée (6 mai) 9H15 – 12H15 et 14H30 18H00

HORAIRES 2ème journée (7 mai) : 9H00 – 12H15 et 14H00 – 17H15

Assemblée Générale de la FFDS (7 mai) + Apéritif: 17H30 - 19H30 (tous les adhérents sont conviés à l'AG)

HORAIRES 3ème journée (8 mai) : 9H00 – 12H15 et 13H45 – 17H00

Programme 1ère journée Co-vision

Echanges autour de la pratique de la sophrologie (groupes et entretiens individuels)

Programme 2ème journée (matin)

1. PEURS ET PHOBIES

Un jour, une jeune patiente venue me consulter pour différentes peurs, me dit :

- « Tu sais, je suis pressée d'être grande comme ça je n'aurai plus de peurs »,

- « Pourquoi, tu crois que les adultes n'ont pas peur » ?

- « Mon petit frère a des peurs, moi aussi alors que j'ai 11 ans mais mes parents, non...

- « Tu en es sûre ? Tu leur as demandé » ?

- « Non ».

- « Alors fais-le et tu me raconteras après » ?

- « Et toi Malvina, tu as des peurs » ?

- « Bien sûr, comme tout le monde »...

La peur, je la connais, elle m'a souvent protégée parfois motivée. Et dans certains cas juste gênée allant jusqu'à m'handicaper et même me faire souffrir.

De nos toutes premières peurs quand nous étions enfants, nous nous souvenons peut-être de la peur du noir, des loups, de l'angoisse de perdre nos parents, de la peur d'être dévoré, de mourir...Elles sont nécessaires pour nous apprendre à nous protéger. Les surmonter nous guide vers l'autonomie en toute sécurité.

Puis, il y a celles qui nous poursuivent, nous envahissent et parfois nous hantent jusqu'à nous empêcher d'évoluer et de vivre normalement...

La peur est inévitable et fondamentale : c'est une réaction naturelle face à un danger qui va permettre de déclencher l'action appropriée pour nous mettre en sécurité. Tout se complique quand elle ne se déclenche pas au bon moment ou lorsque son intensité est disproportionnée face au danger.

Où se trouve la normalité, quand devient-elle pathologique ou phobique et comment traiter ses manifestations excessives ? Je tenterai de répondre à toutes ses interrogations lors des prochaines rencontres de la fédération française de sophrologie.

Dans un premier temps, nous reverrons ensemble le mécanisme de la peur et les raisons pour lesquelles parfois il ne fonctionne pas ou mal.

Nous étudierons également les différentes formes de peurs et phobies :

- Peurs et phobies simples ou spécifiques comme la peur des animaux, des transports, la claustrophobie...,

- Peurs et phobies sociales comme le trac, la timidité, la peur des entretiens, de la prise de parole, du regards et du jugement de l'autre, la peur de se défendre, de s'exprimer, de se révéler...,

- Crises d'angoisse, panique et agoraphobie,

- Autres peurs (rares, symptomatiques) comme la peur de s'étouffer, de tomber, la peur de l'accouchement, la peur de la maladie, de la mort...

Seules les peurs et phobies simples et sociales seront développées.

Puis dans un second temps, nous aborderons la méthodologie : Quelles sont les différentes étapes nécessaires à aborder et à respecter pour accompagner les personnes qui souffrent de peurs et de phobies : accepter et comprendre ses peurs, réfléchir à leurs bénéfices secondaires, apprendre des techniques adaptées, s'entraîner, se confronter selon les règles et prendre son temps... Nous étudierons :

- En premier lieu, les peurs et phobies simples illustrées de cas extraits de mon expérience en cabinet : peur des chiens, du noir et des monstres dans les placards chez les enfants. Chez les adultes: peur de conduire une voiture et de tomber en panne, peur de se perdre.

- En second lieu, les peurs et phobies sociales avec comme exemples : peur des entretiens, peur d'aller dans des magasins, de parler en public, peur du téléphone. Ces peurs incluant entre autre la peur du rougissement, du regard et du jugement de l'autre.

Pour conclure, cette approche vous permettra de constater à quel point la sophrologie dans tous ses degrés (respiration, relaxation, activations, méditation) mais aussi la sophro-analyse et les mouvements oculaires sont des moyens efficaces pour le traitement des différentes peurs et phobies et peuvent vous aider et vous donner envie d'accompagner vos patients « sans crainte ».

Programme 2ème journée (après-midi)

2. LA TECHNIQUE DU RECADRAGE EN 6 POINTS

Lors de mon intervention en PNL, l'an dernier, je vous ai proposé de découvrir une liste de présupposés, qui sont des hypothèses de travail utiles pour une meilleure communication ou pour accompagner un patient dans le respect.

Cette année, nous avons choisi celle qui énonce que l'intention de tout comportement est « positive ». Tout comportement est utile dans certains contextes.

Le thème : Transformer un comportement limitant (émotion, somatisation, habitude, croyance limitante...) en ressources

La technique PNL : Le recadrage en 6 points

But de l'intervention : Transmettre une technique opérationnelle et facilement assimilable en conduite sophrologique

Objectifs de la technique : Séparer l'intention positive du comportement. Trouver un accord entre le conscient et l'inconscient en générant de nouveaux comportements pour répondre aux mêmes objectifs. Garder les mêmes bénéfices sans les inconvénients du comportement. Donner du sens, du choix et se remettre dans sa puissance créatrice

Champ d'application : La personne est en conflit avec une partie d'elle-même, veut cesser de faire quelque chose et n'y parvient pas.

Exemples : conduite addictive, automatisme, focalisation, comportement non adapté ou limitant.

Méthode : Exposé et apports théoriques. Démonstration. Questions-Réponses

Programme 3ème journée (MATIN)

3. PROPOSER, CONCEVOIR ET ANIMER DES SEMINAIRES OU JOURNEES THEMATIQUES AUTOUR DE LA SOPHROLOGIE

Accompagner, guider l'Autre au travers d'une discipline comme la notre, exige non seulement une maîtrise des différentes techniques employées mais demande aussi , une posture, un ajustement permettant à l'Autre d'accomplir en toute quiétude et sécurité le chemin qu'il décide d'emprunter.

Dans cet accompagnement, la relation individuelle que vous tissez et explorez avec vos élèves ou clients, se différencie néanmoins très clairement de la relation collective.

L'autre, qu'il soit UN ou PLUSIEURS, est différent. Il s'affiche et montre à voir, aussi bien ses valeurs intrinsèques que ses masques sociaux dans une dynamique moins intimiste et plus complexe. Il nous demande un ajustement, une énergie, une posture d'accompagnant différents.

En individuel, nous accompagnons. En groupe nous animons.

Là où nous étions côte à côte dans la relation d'accompagnant, de guidant, nous nous trouvons tout d'un coup, un peu comme devant un berger veillant à ce que chacun, quel qu'il soit, quelque soit son rythme, ses motivations, ses capacités, arrive à destination.

Avec toujours la certitude que sur ce chemin en commun, chacun aura parfois envie d'être ailleurs, autrement ou différent. Une écoute et entente qui s'affichent multiples alors même que l'objectif reste unique.

La notion de guidance prend alors une autre forme, exige de nous des apprentissages nouveaux, nous pousse à conjuguer au pluriel tant les réussites que les obstacles.

Pour ceux qui souhaitent aujourd'hui développer ou parfaire leurs compétences, je vous propose cette matinée d'échanges, et d'apports sur comment concevoir et animer des journées thématiques ou séminaires autour de la sophrologie.

Sophrologue, formée à l'analyse transactionnelle et la communication non violente, je suis aussi et surtout, oserai-je dire une formatrice consultante passionnée par mon métier et la relation de groupe sous toutes ses formes. Depuis 2008, j'en ai fait le cœur de mon activité au travers d'animation de séminaires de formation ayant trait au mieux être (que ce soit pour l'entreprise ou les particuliers) et de formation de formateurs.

Au-delà du thème choisit (gestion du stress, gestion émotionnelle, maternité,...), des questions très précises se posent à celui qui souhaite concevoir de telles actions.

- Comment concevoir et mettre en forme un déroulé pédagogique, avec des séquences formatives adaptées et des méthodes pédagogiques pertinentes ?

- Comment enchaîner les apports théoriques, les expérimentations ou mises en situation ? Et au-delà de ça, quelles expérimentations privilégier au sein du groupe?

- De quelles exigences se corrèlent la posture d'animateur en plus de celle d'accompagnant ou de sophrologue ?

- Comment guider chacun et tous à la fois ? Comment garantir le cadre et gérer le groupe au-delà de chaque individu qui le compose ?

Programme 3ème journée (après-midi)

4.LES MECANISMES DE DEFENSE

Les mécanismes de défense du Moi sont souvent pris dans une connotation péjorative : « Tu es dans le déni », « tu refoules tes émotions », etc. On en parle volontiers pour expliquer les différents symptômes psychiques observables et les psychanalystes les brandissent comme l'étendard de la résistance à la guérison.

Mais on a un peu trop tendance à oublier que sans eux, nous serions tous ou fous, ou morts ! Car en effet le psychisme a une capacité limitée d'intégration des affects. Qu'il soit débordé par la quantité d'affect qu'il reçoit, et c'est le traumatisme qui laisse des traces! Cette notion de trauma est très importante à intégrer car là aussi on a tendance à penser que le trauma est forcément violent, brutal, qu'il se réfère à un événement dramatique. C'est loin d'être le cas. Est trauma ce qui déborde le psychisme par son intensité, par la quantité d'affect généré, intégrable ou non par lui. La quantité d'affect peut venir de l'extérieur, de l'environnement, mais aussi de l'intérieur de l'individu. Ainsi une pulsion peut être traumatique par son intensité.

Cette capacité d'intégrer les affects, varie selon les individus et selon les âges. Ainsi un enfant de par l'immaturité de son psychisme bénéficie d'une capacité d'intégration limitée, quasiment nulle à la naissance. Ce qui explique que des personnes puissent être traumatisés et durablement malades par des vécus d'enfance qui à priori n'ont rien d'apparemment traumatisant, du moins vu avec nos yeux d'adulte.

Car au cours du développement, le psychisme augmente sa capacité d'intégration des affects, certes, mais aussi constitue son système de défense psychique qui va progressivement s'enrichir et se raffiner au fil du temps. Quand le système de défense est « équilibré » (ni trop, ni trop peu, ni employé à tort et à travers, ni trop régressif), l'individu est lui-même équilibré. Que ce mécanisme de défense n'ait pas pu se développer convenablement ou continue à défendre l'individu contre des évènements depuis longtemps révolus comme s'ils étaient actuels, et c'est le symptôme.

Donc cette notion est importante : tout individu regarde le monde à travers ses mécanismes de défense, qui filtrent les émotions, en cachent certaines, en déforment d'autres, de même qu'ils déforment la vision du monde que nous percevons. Ceci a une visée protectrice. Ne pas recevoir l'impact des affects tant extérieurs qu'intérieurs de plein fouet est essentiel pour protéger notre équilibre fusse au prix d'une inévitable déformation de la réalité qui à minima fait que chacun se perçoit et perçoit le monde à sa manière, au pire une vision délirante du monde. Car tout le monde a des mécanismes de défense qui travaillent 24h/24, y compris pendant notre sommeil. Et ces mécanismes sont strictement les mêmes entre l'individu normal et la pathologie. Seule l'inadaptation ou l'abus de tel ou tel mécanisme signe la pathologie. Le but d'une thérapie n'est donc en aucun cas de supprimer les défenses, mais de les rééquilibrer de manière à les faire fonctionner harmonieusement.

Dans cet exposé nous allons voir au travers d'exemples concrets en quoi consistent les mécanismes de défense. Et ceci par ordre d'apparition dans la vie psychique au cours du développement. Nous allons donc être amenés à distinguer les mécanismes dits « psychotiques », les plus régressifs, ceux du tout début de la vie, mais qui sont encore à notre disposition aujourd'hui, même si l'individu dit « normal » n'y a que très peu recours, et les mécanismes plus élaborés qui leur ont succédé et qu'on peut qualifier de « névrotiques ». Et nous les traiterons dans la double optique : normal/pathologique.

Par exemple, j'ai une idée de meurtre envers quelqu'un que je suis sensé aimer (un proche par exemple):

- Normal : je refoule cette idée, c'est à dire je la sors de ma conscience comme ne correspondant pas à mon sens moral. Elle ne me perturbe plus, puisqu'elle est totalement ignorée de moi.

- Pathologique : le refoulement échoue, le retour du refoulé me fait sentir sali, pollué à l'intérieur de moi par ces pensées agressives intolérables. Je projette cette pollution sur l'extérieur et c'est par exemple les microbes ou la saleté qui risquent de me contaminer, d'où des mesures d'hygiène protectrices très strictes pouvant conduire au TOC ou à la nosophobie.

Donc nous allons être amenés à examiner, dans leur ordre d'apparition dans la vie, les mécanismes suivants, mais aussi leur association, sachant qu'ils n'agissent pratiquement jamais seuls mais de concert les uns avec les autres :

Parmi les mécanismes psychotiques : le déni, le clivage, l'identification projective, l'idéalisation primitive, la projection délirante.

Parmi les mécanismes plus élaborés : le refoulement, la projection , l'introjection, la sublimation, la dénégation, la formation réactionnelle, l'annulation, l'isolation, le déplacement, l'identification, y compris à l'agresseur, l'évitement, l'inhibition, la rationalisation, le retournement en son contraire, le contre investissement, la condensation, la régression, etc.

La liste est longue et nous oblige à nous centrer sur les plus classiques et les plus répandus !

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